Le vaccin contre le VPH continue de susciter des craintes chez les parents

MONTRÉAL — Vacciner ou ne pas vacciner? Alors que la rentrée scolaire est encore toute récente, plusieurs parents d’élèves de quatrième année doivent maintenant décider s’ils consentiront ou non à l’injection du vaccin contre les virus du papillome humain (VPH) pour leur enfant, une décision qui continue de susciter craintes et hésitations.

Le programme de vaccination contre les VPH vise notamment à prévenir les cas de cancer du col de l’utérus.

Pour 2016-2017, ce sont 58 429 enfants âgés de 9-10 ans qui ont reçu au moins deux doses de vaccin contre les VPH, selon des données fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). Pour l’ensemble de la quatrième année du primaire, la couverture vaccinale contre les VPH s’est élevée à 73 pour cent chez les filles, proportion identique à celle de l’année précédente, souligne le ministère. Du côté les garçons, pour qui la couverture était offerte dans les écoles pour la première fois l’an dernier, on a observé un taux de 69 pour cent.

L’objectif du MSSS est une couverture vaccinale de 90 pour cent.

Ève Dubé, chercheure et anthropologue à l’Institut national de la santé publique du Québec, souligne toutefois que les cas d’enfants non vaccinés ne sont pas tous des cas où les parents ont refusé la vaccination. Dans certains cas, le formulaire de consentement n’a tout simplement pas été retourné, que ce soit par oubli, en raison de problèmes de littératie chez certains parents qui font en sorte que le formulaire est mal compris, ou encore par manque de temps pour s’informer.

Le vaccin contre les VPH a été testé par les autorités sanitaires du Canada et d’ailleurs dans le monde, qui ont conclu à son efficacité et à son innocuité. Le Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale de l’Organisation mondiale de la santé a réitéré, au cours de l’été, que le vaccin anti-VPH est «extrêmement sûr».

Malgré tout, certaines craintes persistent.

«Ce qu’on entend le plus souvent (de la part de parents), c’est la couverture médiatique négative qui a entouré (la campagne de vaccination), souligne Mme Dubé, dont les recherches s’intéressent aux causes des refus de la vaccination. Dès le début du programme, il y a eu des commentaires un peu négatifs. (…) Tout ça, c’est inquiétant pour le parent. On invoque beaucoup ça, il y a un peu de désinformation dans les médias par rapport à ce vaccin-là.»

Le directeur du département d’oncologie de la Faculté de médecine de l’Université McGill, Eduardo Franco, insiste sur l’innocuité du vaccin et, surtout, sur son efficacité pour contrer les VPH et, du même coup, le cancer du col utérin.

«Après le contrôle du tabagisme, je considère la vaccination contre les VPH comme étant la plus grande conquête de l’humanité contre le cancer», tranche-t-il, précisant par la suite que «c’est la première fois que nous pouvons enfin songer à utiliser le verbe « éradiquer » pour un type de cancer».

«Avec la vaccination contre les VPH et les méthodes modernes de détection du cancer du col de l’utérus, nous pouvons finalement éliminer un type de cancer.»

Vacciner des enfants contre une ITS

Pour certains parents, l’hésitation à vacciner vient d’un inconfort à l’idée de protéger leur jeune enfant d’une infection transmissible sexuellement, puisque le virus se transmet lors de relations sexuelles, rapporte Ève Dubé.

Or, c’est entre 9 et 11 ans que le système immunitaire répond le mieux au vaccin contre les VPH, et il est préférable que l’enfant soit vacciné avant d’être exposé à la maladie, donc avant les premières relations sexuelles.

Pour ce qui est des effets secondaires, ils demeurent rares et minimes.

«Le risque d’anaphylaxie a été caractérisé comme étant approximativement de 1,7 cas par million de doses et la syncope a été reconnue comme une réaction courante à l’injection, associée au stress ou à l’anxiété. Aucune autre réaction indésirable n’a été identifiée», indiquait l’Organisation mondiale de la santé dans un rapport datant de l’été dernier.

Mme Dubé souligne de son côté que certains cas d’effets secondaires rapportés dans les médias n’ont pas été démontrés comme étant effectivement liés au vaccin, mais ont quand même contribué à susciter la crainte chez certains parents.

«Tout ce qui touche à la santé publique a des effets secondaires. Il n’y a pas de vaccin parfaitement sécuritaire, mais les avantages sont monumentalement plus grands que les risques des effets secondaires, qui sont infinitésimaux», conclut le Dr Franco.

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Que sont les VPH?

La famille des virus du papillome humain (VPH) compte plusieurs types de virus, dont plus de 40 sont transmissibles sexuellement. Parmi ceux-ci, il y a les VPH à faible risque de cancer, dont certains causent des condylomes, ainsi que les VPH à risque élevé, qui peuvent causer le cancer.

La plupart des hommes et des femmes qui ont une vie sexuelle active auront une infection à VPH à un moment ou à un autre de leur vie. Une personne peut être infectée par plus d’un type de VPH au cours de sa vie. Elle peut aussi être infectée plus d’une fois par le même type de VPH.

Quels types de cancers les VPH peuvent-ils causer?

Les cancers du col de l’utérus, du vagin, de la vulve, du pénis, de l’anus et de la gorge.

 

Source: ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

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Dommage que les journalistes ne répètent que ce que disent des gens qui sont en conflit d’intérêt (les gens cités recoivent des sous du fabricant du vaccin pour toutes sortes de choses: conférences, voyages, recherche, organisations pour mousser la vaccination — dans le monde académique, il serait non-éthique de le faire mais les journalistes le font ici). Il aurait été souhaitable de donner la parole (aussi) à des chercheur(e)s indépendant(e)s. On aurait eu un autre son de cloche. Suite au vaccin contre les VPH, les 50,000 et + blessures sérieuses rapportées par les Américaines (dont + de 300 morts) auprès de leur agence gouvernementale, les 40,000 et + blessures débilitantes rapportées par les Européennes par le biais de leur système de vaccinovigilance, les décès un peu partout en Europe, en Amérique du sud, en Asie, les 1200 jeunes filles inscrites le 1er jour de l’ouverture de 4 centres régionaux pour aider les victimes du Gardasil au Danemark et les millions donnés par l’agence gouvernementale américaine qui compense les jeunes filles qui ont eu des blessures sérieuses suite au vaccin contre les VPH: on préfère les taire. Et les critiques font valoir que ce qui est rapporté par les jeunes victimes ou leurs parents n’est que la pointe de l’iceberg (entre 2 et 10% des blessures ou morts). Toutes ces réactions graves (amenant des milliers de jeunes filles dans des chaises roulantes ou sur leur lit de mort), oui ça pourrait être une simple coincidence (comme l’industrie pharmaceutique aime nous faire croire), mais j’ai plus confiance aux mères (qui nous parlent de leur fille avant et après le vaccin) qu’en des compagnies pharmaceutiques menteuses qui ont été trouvées coupables (par des cours américaines et un peu partout ailleurs au monde) tant de fois de tant de morts. Entre une institution reconnue officiellement comme « criminelle » et des dizaines de milliers de mères partout au monde, je prend le parti de croire les mères. Rappelons que les critiques américain(e)s disent que le vaccin HPV de Merck, c’est pour « Help Pay for Vioxx » (le fameux médicament de Merck qui a causé des dizaines de milliers de morts sur la planète pour lesquelles Merck a été tenue criminellement responsable et a dû payer très cher). Comme les essais cliniques de la compagnie Merck elle-même ont démontré que l’efficacité du vaccin était inexistante pour ce qui est d’empêcher le développement de lésions de haut grade (CIN3)–voir l’excellent livre de Catherine Riva sur cette question–c’est de la folie de croire que ça empêchera le cancer du col ! Vite, donnons la parole aux chercheurs indépendants et assurons nous de permettre aux parents québécois de donner un consentement ou un refus éclairé. Pour l’instant, les médecins, les infirmières et tous les gens de la santé publique au Québec sont des marionnettes de Merck et des gens qu’ils paient au Québec et au Canada pour leur faire un lavage de cerveau au sujet du fameu vaccin. C’est dommage car ces professionnels de la santé agissent le plus souvent de bonne foi mais ont juste les mauvaises personnes (celles en conflit d’intérêt) pour leur apporter les informations. Cessons la publicité gratuite, cessons l’hécatombe inutile, informons-nous auprès des sources crédibles !!!