Leadership du PLQ: la réflexion de la députée Marwah Rizqy arrive à son terme

QUÉBEC — La réflexion de la députée libérale de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, arrive à son terme, quant à savoir si elle sera ou non candidate à la succession de Philippe Couillard.

On ne se bouscule pas aux portes pour devenir le prochain chef du Parti libéral du Québec (PLQ).

À ce jour, huit mois et demi après la défaite cuisante du parti le 1er octobre, lors des élections générales, il n’y a toujours personne, à l’intérieur ou à l’extérieur du caucus, qui se dit prêt à relever le défi de devenir chef de cette formation politique.

Les règles de la course au leadership sont connues depuis six semaines, sans que quiconque cherche à damer le pion à d’éventuels adversaires en se lançant le premier dans la mêlée.

Dès le départ, Mme Rizqy, élue pour la première fois en octobre dernier, a exprimé un intérêt pour la fonction.

Mercredi, lors d’un entretien téléphonique, elle a réaffirmé qu’elle songeait toujours à tenter sa chance et que l’heure des décisions approchait.

«J’ai presque terminé ma réflexion, a-t-elle dit. Par la suite, je vais pouvoir annoncer si j’y vais ou si je n’y vais pas.»

Mais Mme Rizqy n’a pas que des amis au sein du caucus libéral. On ne lui connaît aucun appui pour l’instant.

Dans le caucus libéral, une seule autre députée démontre un intérêt soutenu pour la course depuis le début, la députée de Saint-Henri -Sainte-Anne, Dominique Anglade, qui elle aussi reporte à plus tard sa décision. Quelques députés seraient prêts à l’appuyer si elle se lance, mais sa candidature éventuelle soulève peu d’enthousiasme au sein des troupes.

Deux autres, Carlos Leitao et Gaétan Barrette, n’ont pas encore fermé la porte, mais ce ne serait qu’une question de temps.

Sébastien Proulx et André Fortin ont renoncé, eux, après réflexion.

Au sein du caucus, d’aucuns croient qu’il serait plus sage de recruter quelqu’un d’envergure à l’extérieur du caucus.

L’ex-ministre Pierre Moreau a refusé les sollicitations des membres et l’ancien responsable de la campagne électorale libérale Alexandre Taillefer a choisi de s’abstenir.

L’ex-maire de Montréal, Denis Coderre, a été sollicité, mais il a dit non. Le ministre fédéral de l’Infrastructure, François-Philippe Champagne, fait saliver certains libéraux, qui attendent le résultat de l’élection d’octobre pour intervenir.

Officiellement, la course au leadership débutera en septembre et s’étirera jusqu’en mai 2020.

Mme Rizqy pourrait patienter jusqu’en septembre avant d’annoncer officiellement sa décision.

Durant l’été, elle prévoit jongler avec son équipe en vue de définir des «idées» et des «propositions» censées replacer le PLQ sur le chemin de la victoire.

La date précise de l’élection du futur chef sera connue ultérieurement, de même que la ville où se tiendra le congrès, mais on sait qu’il se déroulera dans l’est du Québec.

Les règles de la course, très strictes, ont été énoncées par le parti lors de son dernier conseil général en mai à Drummondville.

À l’appui de sa candidature, chaque aspirant-chef devra recueillir la signature d’au moins 750 membres (dont 250 qui auront adhéré au parti après le 5 mai) provenant d’au moins 70 circonscriptions et 12 régions.

Le nom du gagnant ou de la gagnante sera connu après un savant et complexe calcul de points, visant à donner davantage de poids politique aux régions, là où le PLQ est moins présent.

Les candidats pourront dépenser un maximum de 500 000 $ pour tenter de se faire élire, et devront déposer la somme de 60 000 $ au parti avec leur bulletin. Cette somme sera placée en fidéicommis.