L’économie domine au deuxième jour de la campagne électorale au Nouveau-Brunswick

FREDERICTON — Le développement économique était au coeur de la campagne électorale au Nouveau-Brunswick, mercredi, alors que les libéraux militaient pour l’énergie nucléaire et les progressistes-conservateurs promettaient plus d’aide aux entreprises.

Lors d’une escale à Saint-Jean, le chef libéral Kevin Vickers a promis qu’il s’associerait au gouvernement fédéral pour la production de petits réacteurs nucléaires modulaires, ce qui pourrait créer selon lui des milliers d’emplois hautement qualifiés et bien rémunérés dans la province.

M. Vickers soutient qu’il serait mieux placé que le chef conservateur Blaine Higgs pour conclure un tel accord de financement avec Ottawa. «Je ne me souviens pas d’une conversation positive à la suite d’une rencontre entre le premier ministre Higgs et le premier ministre Trudeau», a-t-il dit. M. Vickers a même déclaré aux journalistes qu’il travaillait déjà «en coulisses» avec le ministre fédéral du Nouveau-Brunswick Dominic LeBlanc dans ce dossier.

Le chef conservateur a répondu que son cabinet travaillait déjà sur le dossier nucléaire et que son gouvernement avait suscité l’intérêt d’autres provinces pour le développement de petits réacteurs nucléaires. «Le gouvernement fédéral convient que c’est la voie de l’avenir», a-t-il dit lors d’un arrêt de campagne à Moncton.

Colleen d’Entremont, présidente du Centre Atlantica pour l’énergie, affirme que les petits réacteurs modulaires constituent une technologie de nouvelle génération qui nécessitera une dizaine d’années de développement. Elle rappelle que ces réacteurs modulaires pourraient être installés partout au Canada et dans le monde, en utilisant du combustible irradié provenant de gros réacteurs, comme celui de la centrale Pointe Lepreau. Elle espère qu’Ottawa annoncera un plan d’action au cours des prochains mois.

Fiscalité et transports en commun

Lors de son escale à Saint-Jean, M. Vickers a aussi été interrogé sur les demandes d’élus municipaux de cette ville concernant une réforme fiscale de l’industrie lourde. «Je suis toujours ouvert à une réforme (fiscale), elle doit être objective et stratégique», a-t-il dit.

M. Higgs a de son côté déclaré aux journalistes que si son gouvernement était réélu, il continuerait à mettre en oeuvre son plan pour aider les entreprises à concurrencer dans un monde post-pandémique. Il a rappelé que son gouvernement avait amélioré la cote de crédit de la province, mis en oeuvre des changements pour protéger la sécurité financière du Nouveau-Brunswick, augmenté les salaires des aide-soignants à domicile et présenté un budget équilibré.

Le chef conservateur a soutenu que la stabilité offerte par son gouvernement pendant la pandémie avait permis d’afficher certaines des meilleures statistiques de reprise économique de tout le pays. «Nous avons extrêmement bien géré l’incertitude», a-t-il dit. M. Higgs a aussi promis qu’il modifierait les politiques d’approvisionnement public pour soutenir davantage les fournisseurs du Nouveau-Brunswick.

Pendant ce temps, le chef du Parti vert, David Coon, a profité d’un arrêt à Fredericton pour promettre un plan de sauvetage du transport en commun dans les villes du Nouveau-Brunswick. M. Coon consacrerait les revenus de la taxe sur le carbone pour couvrir les pertes de 2 millions $ que les sociétés de transports publics ont essuyées à cause de la COVID-19.

Le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, a proposé mercredi des immatriculations de véhicules automobiles aux trois ans, ce qui aiderait selon lui les Néo-Brunswickois à conserver une plus grande partie de leur argent durement gagné.

Les élections au Nouveau-Brunswick auront lieu le lundi 14 septembre.

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