Legault dénonce «les pissous virtuels» qui intimident sur les réseaux sociaux

MONTRÉAL — Le premier ministre François Legault a dénoncé samedi l’intimidation sur les réseaux sociaux, allant même à qualifier de «pissous virtuels» ceux qui «se cachent derrière un écran pour agresser les autres».

Dans son message hebdomadaire du samedi, M. Legault dit ne pas être «pantoute» impressionné par ces insultes.

«Quand j’étais petit, ceux qui se cachaient pour lancer des roches et qui se sauvaient, on les appelait les ‘pissous’. Là, on a des ‘pissous virtuels’», écrit-il.

M. Legault annonce qu’il ne supportera plus cette intimidation, du moins sur sa page Facebook. Non seulement son équipe tentera «d’endiguer tous les messages qu’on juge agressifs, violents, menaçants, obscènes et aussi les menteries du genre théories du complot», mais les menaces seront également transférées à la police.

Au cours des derniers mois, constate le premier ministre, ses publications sur Facebook donnent naissance à «avalanche de commentaires agressifs, parfois même violents, et à des insultes, des obscénités et même des menaces».

Selon lui, les principales victimes de cette intimidation sont les personnes qui lui écrivent un commentaire d’encouragement ou tout simplement positif et constructif.

«Vous vous faites tomber dessus par une meute de personnes agressives. C’est de l’intimidation et ça enlève le goût de laisser un commentaire. Et ça enlève le goût aussi de les lire», souligne M. Legault.

Il rappelle toutefois que l’intimidation est pratiquée par une infime minorité.

M. Legault a aussi mentionné que des élus municipaux avaient récemment décidé de démissionner ou de ne pas tenter de se faire réélire à cause «de la haine qui sévit sur les médias sociaux». 

«En fait, ce sont toutes les personnes publiques — artistes, sportifs, animateurs, etc. — qui subissent les insultes, les obscénités, les menaces», a-t-il écrit.

Au début de la semaine, le maire de Ville de Mont-Royal, Philippe Roy, avait annoncé qu’il ne serait pas candidat à sa propre succession à cause de l’intimidation régnant sur les médiaux sociaux.

En janvier, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) avait lancé une campagne «La démocratie dans le respect, par respect pour la démocratie» afin de donner le goût aux gens de se présenter en politique.

«De plus en plus, nous observons une multiplication de déclarations agressives et de gestes d’intimidation à l’égard des élues et élus municipaux, particulièrement sur les médias sociaux, avait alors déclaré la présidente de l’UMQ, Suzanne Roy. Cela nuit au climat politique dans de nombreuses municipalités.»

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