Legault endosse la microgestion de Dubé à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

MONTRÉAL — La crise à l’urgence de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) est montée à l’échelon supérieur, mercredi, alors que le premier ministre du Québec s’est prononcé à son tour sur le dossier. En point de presse à Québec, François Legault a endossé l’intervention de son ministre de la Santé qui a permis d’éviter une rupture de service.

Selon les mots du premier ministre, «la situation est assez grave» dans cet important hôpital de l’est de Montréal «pour que le ministre s’en mêle».

La veille, le ministre de la Santé Christian Dubé avait dû intervenir in extremis en nommant un conseiller externe pour venir en aide aux gestionnaires en place. De plus, la cheffe d’unité a dû être affectée à d’autres tâches, car une centaine d’infirmières menaçaient de démissionner en bloc si elle demeurait en poste.

«On ne peut pas demander au personnel de Maisonneuve-Rosemont de faire des miracles», a concédé le premier ministre en saluant les efforts des infirmières épuisées qui sont «plus sollicitées que dans la moyenne des hôpitaux au Québec».

Depuis un bon moment déjà, le personnel infirmier dénonce l’usage qualifié d’abusif du temps supplémentaire obligatoire à l’urgence de l’HMR.

«De la manière que le réseau est organisé, c’est normal que le ministre fasse ça», a soutenu François Legault en réponse à une question sur la microgestion de Christian Dubé. Il a ensuite rappelé qu’un projet est en cours afin de créer une agence québécoise de la santé qui aurait éventuellement le mandat de gérer le déploiement des ressources dans le réseau.

«La situation actuellement, c’est qu’il manque d’infirmières partout dans le monde, a-t-il ajouté. Ce qu’on se rend compte aussi c’est qu’il en manque plus, toute proportion gardée, à Maisonneuve-Rosemont que dans la moyenne des hôpitaux au Québec.»

Faisant écho aux propos tenus par le ministre Dubé, M. Legault a reconnu que des ajustements sont nécessaires.

«Le volume très élevé (de patients) à Maisonneuve-Rosemont, il doit peut-être être envoyé vers d’autres hôpitaux ou on doit prendre des infirmières dans d’autres hôpitaux pour les envoyer à Maisonneuve-Rosemont», a suggéré le premier ministre.

François Legault a également parlé d’«une question humaine» qui nécessite de rassurer le personnel en place et de trouver des solutions afin de cesser d’en demander toujours plus aux infirmières.

Parmi les pistes abordées, le premier ministre a évoqué des stratégies de recrutement d’infirmières à l’étranger ainsi que de négociations avec les ordres professionnels pour déléguer certains actes à d’autres corps de métier.

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