Legault rabroué en Chambre pour sa façon de s’adresser à Dominique Anglade

QUÉBEC — Le premier ministre François Legault s’est fait rabrouer, mardi, en Chambre, en raison de l’habitude qu’il a de ne pas s’adresser correctement à sa vis-à-vis, Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle.

C’est la règle au parlement: les élus doivent s’interpeller uniquement par leur titre officiel.

Or, presque systématiquement, quand il fait référence à Mme Anglade, M. Legault l’interpelle en tant que «cheffe du Parti libéral» et non par son titre de «cheffe de l’opposition officielle», ce qui constitue un accroc aux règles parlementaires.

Nul doute que M. Legault, doyen de l’Assemblée nationale, élu pour la première fois en 1998, connaît bien le règlement que doivent observer tous les parlementaires.

C’est comme si Mme Anglade s’adressait au premier ministre en l’appelant «le chef de la Coalition avenir Québec», ce qui reviendrait à confondre sa fonction partisane et sa responsabilité parlementaire.

Durant la période de questions, mardi, le leader parlementaire de l’opposition officielle, André Fortin, s’est levé et a interrompu le premier ministre au moment où, une fois de plus, il faisait référence à sa cheffe en tant que leader d’un parti et non d’un groupe parlementaire.

Il a demandé au président de l’Assemblée nationale, François Paradis, d’intervenir et de ramener à l’ordre le premier ministre.

«On a tous, en cette Chambre, un titre qu’on affectionne particulièrement, celui de député, personne n’appelle le premier ministre le député de L’Assomption, personne ne l’appelle le chef de la Coalition avenir Québec. On est tous fiers de nos formations politiques, mais je demanderais au premier ministre, ce qu’il fait régulièrement, d’éviter d’appeler la cheffe de l’opposition officielle par autre chose que le titre de cheffe de l’opposition officielle», a réclamé M. Fortin.

Le président lui a donné aussitôt raison, rappelant que «c’est une règle qu’on connaît bien». Les élus doivent s’interpeller en tout temps par leur titre respectif, alors «utilisons ces mêmes titres respectifs pour toutes et tous, s’il vous plaît», a-t-il conclu.

Le premier ministre s’est aussitôt amendé: «Je vais éviter à l’avenir de prononcer ce mot», a-t-il dit avant de faire référence à «la cheffe de l’opposition officielle».

Laisser un commentaire