Leitao fait miroiter des baisses d’impôts à même les surplus budgétaires

QUÉBEC – Le ministre des Finances, Carlos Leitao, fait miroiter des baisses d’impôts à la suite des généreux surplus enregistrés par son gouvernement.

Le surplus budgétaire pour 2015-2016 atteint en effet 1,8 milliard $ selon les données les plus récentes, alors qu’on s’attendait plutôt à l’équilibre budgétaire.

Avant d’entrer à la séance du conseil des ministres mercredi matin, M. Leitao a spéculé sur l’affectation de ce surplus. La baisse d’impôts pourrait bien figurer dans les cartons, mais le ministre des Finances a aussi lancé une mise en garde: il faudra attendre l’analyse du vérificateur général l’automne prochain pour valider l’existence du surplus.

«Qu’est-ce qu’on fait au mois de septembre ou d’octobre? On ne va pas réduire les impôts en septembre, cela ne se fait pas, a-t-il déclaré au cours d’un point de presse. Mais le surplus, quel qu’il soit, on le prendra en considération à la préparation du prochain budget, et on verra si on réduit les impôts davantage ou pas.»

Il a dit préférer «être prudent» et attendre les données à venir des réseaux de la santé et de l’éducation, ainsi que de Revenu Québec, avant de statuer sur l’affectation du surplus, parce qu’elles pourraient changer la donne. Il a toutefois rappelé que l’option «généralement» choisie en cas de surplus est le paiement de la dette.

M. Leitao a par ailleurs écarté la possibilité d’annuler les récentes compressions de 200 millions $ dans le réseau de la santé. Par contre, comme il prépare déjà le budget de 2017-2018, un réinvestissement serait alors envisagé.

«En 2016-2017, on a déjà rétabli le rythme de croissance des dépenses, en éducation, c’est à 3 pour cent, je pense, et en santé, c’est plus élevé que les années précédentes. (…) Le fait qu’on a maintenant une marge de manoeuvre un peu plus grande nous facilite la tâche pour la préparation du prochain budget.»

Rappelons que durant la dernière campagne électorale, le premier ministre Philippe Couillard s’était engagé à consacrer la moitié d’éventuels surplus budgétaires au paiement de la dette et l’autre à des baisses d’impôts.