L’enquête pour remise en liberté de Hisham Saadi est reportée à lundi

MONTRÉAL – Hisham Saadi, accusé relativement aux fausses alertes à la bombe et au message menaçant qui ont entraîné l’évacuation de milliers d’étudiants de l’Université Concordia mercredi, restera détenu au moins jusqu’à lundi.

Son enquête pour remise en liberté, qui devait avoir lieu vendredi, a finalement été reportée au 6 mars.

La Couronne s’oppose à ce que l’homme de 47 ans soit remis en liberté dans l’attente de son procès, afin d’assurer la sécurité du public, a indiqué vendredi Me Lucie Martineau.

Elle a expliqué le report de la requête par la tenue de discussions entre avocats au cours de la journée et au fait que les avocates auront besoin d’une heure et demie pour l’audition.

La preuve n’est pas complexe, mais il y aura plusieurs témoins, a-t-elle déclaré au juge de la Cour du Québec Denis Lavergne.

Quant à l’avocate de Hisham Saadi, Caroline Braun, elle a déclaré que son client «est extrêmement atterré par les accusations».

L’homme s’est brièvement présenté devant le juge vendredi. Il va rester détenu au moins jusqu’à lundi.

Menotté, vêtu d’un t-shirt gris pâle, il n’a pas eu à ouvrir la bouche. L’homme aux cheveux noirs courts, et à la barbe poivre et sel, regardait droit devant lui, l’air calme.

Il avait été arrêté jeudi par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Le SPVM a précisé que son arrestation avait eu lieu dans un appartement d’un immeuble résidentiel de la rue Darlington, dans le quartier Côte-des-Neiges.

L’accusé avait comparu une première fois jeudi après-midi en visioconférence.

Il fait face à des accusations d’incitation à craindre un attentat terroriste, d’avoir proféré des menaces et de méfait public.

L’individu n’était pas connu des policiers et la raison de son geste reste à éclaircir. L’enquête devrait notamment permettre de déterminer s’il était affilié ou s’il planifiait de s’affilier à un groupe particulier.

Trois pavillons de l’Université Concordia, située à Montréal, avaient dû être évacués mercredi après que le message haineux eut été largement transmis; il visait spécifiquement des étudiants musulmans. Le texte précisait que des engins explosifs avaient été laissés à certains endroits.

Rien n’a été trouvé lors des recherches ultérieures menées par les policiers.