L’enquête se poursuit concernant la mort de Marly Édouard à Laval

La police est toujours à la recherche d’un suspect concernant le meurtre, dimanche, d’une femme de Laval qui avait dit aux autorités quelques jours auparavant qu’elle avait été victime de menaces de mort présumées.

La Sûreté du Québec (SQ) a déclaré qu’il n’y avait eu aucune arrestation pour le meurtre de Marly Édouard, âgée de 32 ans, connue sur la scène musicale haïtienne en tant qu’ancienne directrice, productrice et animatrice de radio.

Un poste de commandement a été installé près de chez elle dans la banlieue montréalaise de Laval lundi; une porte-parole de la police a déclaré mardi qu’elle n’avait aucune nouvelle information à fournir.

Djimy Ducasse, qui vit dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, et qui était copropriétaire d’une agence de musique avec la victime, a déclaré dans une entrevue mardi que la communauté à laquelle Marly Édouard appartenait était très affligée par sa mort.

Marly Édouard est arrivée au Canada en 2016 et, deux ans plus tard, a créé Symbiose509 avec Djimy Ducasse, une agence de promotion, de marketing et d’événements établie à Laval et qui fonctionnait en Haïti. Djimy Ducasse dit avoir rencontré Marly Édouard en 2013 alors qu’il animait une émission de radio et qu’elle était gérante de vedettes du rap en Haïti. L’amitié a continué et les deux sont devenus des partenaires d’affaires.

«Nous sommes devenus de bons amis, nous parlions tout le temps, nous parlions d’affaires, nous parlions de tout et de rien», a affirmé Djimy Ducasse, qui lui a parlé pour la dernière fois vendredi — le jour même où elle a signalé des menaces présumées à la police locale.

Djimy Ducasse dit lui avoir parlé de certaines tâches qu’elle souhaitait qu’il fasse et de problèmes de santé récents qu’elle avait éprouvés, mais elle n’a jamais rien mentionné concernant des menaces à sa vie.

Il a indiqué qu’il avait essayé de l’appeler dimanche, mais Marly Édouard n’a jamais répondu, ce qui, selon lui, ne lui ressemblait pas. Lundi, Djimy Ducasse a été alerté par des reportages des médias selon lesquels elle avait été tuée.

La SQ a classé la mort de Marly Édouard comme un homicide et a déclaré que son corps portait des marques de violence lorsqu’il a été retrouvé dimanche dans le stationnement de son immeuble en copropriété.

Pendant ce temps, le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) se penche sur l’intervention de la police lavalloise relativement aux menaces présumées signalées par Marly Édouard vendredi dernier. Le BEI a précisé que la victime avait signalé le 911 pour demander l’aide de la police lavalloise le 19 février.

L’appel a été signalé vers 12 h 40 à la police; les agents l’ont rencontrée et sont repartis, selon le BEI. Moins de 48 heures plus tard, elle était retrouvée morte.

Marly Édouard a été décrite par Djimy Ducasse comme gentille et ambitieuse. Elle s’était impliquée dans la scène musicale en Haïti à un très jeune âge et avait travaillé avec de nombreux artistes dans le pays. Certains artistes se sont tournés vers les réseaux sociaux pour lui rendre hommage.

«Marly n’est pas quelqu’un qui est passé inaperçu», a déclaré Djimy Ducasse.

«Tous ceux qui faisaient partie de la scène rap en Haïti, il était quasiment impossible de ne pas avoir travaillé sur au moins un projet avec Marly Édouard. C’est pourquoi sa mort touche beaucoup de gens en Haïti. »

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