L’enquête sur la tuerie en N.-É. se penche sur la violence contre les femmes

HALIFAX — L’enquête publique sur la tuerie de 2020 en Nouvelle-Écosse s’est intéressée mercredi à la problématique de la violence contre les femmes et de la violence conjugale, dont la solution passerait par un important changement de culture.

Lors d’une grande discussion sous forme de table ronde, il a été dit à la Commission des pertes massives que rien ne changerait à moins que la société n’adopte un changement de culture. Pour ce faire, une volonté et un engagement politiques seraient nécessaires de même qu’une hausse du financement en prévention et plus d’éducation.

La commission d’enquête est chargée de faire la lumière sur la manière dont un tireur ayant déjà été accusé de violence conjugale a pu se lancer dans une cavale meurtrière à bord d’une réplique de véhicule de patrouille de la GRC pour assassiner 22 personnes en Nouvelle-Écosse en avril 2020.

Professeure et psychologue clinique à l’Université Western, Katreena Scott a déclaré que les hommes violents ont besoin de plus de soutien et de ressources d’aide.

Mme Scott a ajouté que les interventions auprès des hommes présentant un risque de violence élevé doivent être plus approfondies et que ces hommes devraient faire l’objet d’une surveillance plus sévère une fois pris en charge par le système judiciaire.

Pour Sue Bookchin, de l’institut féministe «Be the Peace», les élèves dans les écoles devraient être éduqués sur la réalité des violences basées sur le genre ainsi que sur la manière de mieux gérer leurs émotions et de bâtir des relations saines.

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