L’enquête sur la tuerie en N.-É. se penche sur le rôle de la violence conjugale

HALIFAX — Une sociologue a souligné à la commission d’enquête publique sur la tuerie en Nouvelle-Écosse que la violence conjugale n’était pas toujours signalée dans les petites communautés rurales.

La professeure Karen Foster, de l’Université Dalhousie, a indiqué jeudi que le caractère «tissé serré» et la cohésion sociale typiques des régions rurales pouvaient avoir des effets pervers. 

L’experte en économie et sociologie rurale affirme que la même proximité qui peut amener les résidants de petites communautés à résoudre les problèmes entre eux et à se protéger les uns les autres peut aussi imposer une loi du silence collective sur la violence domestique et conjugale.

Parce que la violence domestique est considérée comme honteuse, les membres de petites communautés peuvent être portés à la minimiser ou l’ignorer, afin d’éviter d’impliquer les autorités.

Gabriel Wortman, le tireur qui a tué 22 Néo-Écossais en avril 2020, avait commencé sa tuerie après avoir agressé physiquement sa femme, Lisa Banfield.

Les entretiens réalisés par les procureurs de la commission d’enquête ont révélé que les antécédents de violence contre les femmes du tireur s’étendaient sur des décennies et qu’il avait agressé à la fois Mme Banfield et sa première femme.

La commission d’enquête publique sur la tuerie en Nouvelle-Écosse a notamment comme mandat d’examiner le rôle de la violence fondée sur le sexe.

Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière des Bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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