L’entièreté de la frontière devrait être un point d’entrée officiel, dit Rempel

OTTAWA — L’entièreté de la frontière canado-américaine devrait être désignée comme un point d’entrée officiel pour aider à stopper le flux de migrants irréguliers au Canada, a fait valoir la porte-parole conservatrice en matière d’immigration, Michelle Rempel.

Selon Mme Rempel, cela donnerait plus d’outils à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour gérer les passages de demandeurs d’asile, qui se font actuellement en grand nombre hors des postes frontaliers, particulièrement au Québec et en Ontario.

Des militants pour les droits des immigrants ont déjà appelé le gouvernement fédéral à suspendre l’entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis, ayant contribué largement, selon eux, à l’augmentation importante des passages de demandeurs d’asile en situation irrégulière.

L’entente empêche les demandeurs d’asile en provenance des États-Unis de réclamer un statut de réfugié lorsqu’ils se présentent à un point d’entrée officiel. Ils ne peuvent demander le statut de réfugié qu’à partir du territoire du Canada, ce qui explique pourquoi des milliers d’entre eux ont choisi de traverser à pied des boisés et des chemins hors des postes frontaliers.

Si le gouvernement fédéral ne colmate pas cette brèche, faire de l’entièreté de la frontière canado-américaine un point d’entrée officiel pourrait constituer une solution de rechange, a soutenu Mme Rempel en entrevue.

Toutefois, le bureau du ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale a rapidement rejeté l’idée, disant que cela créerait des problèmes et des risques à la sécurité encore plus grands le long de la frontière de 9000 kilomètres.

«Cela augmenterait les risques tant pour les Canadiens que pour les demandeurs d’asile», a affirmé le porte-parole Scott Bardsley.

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