L’environnement écope dans le dernier budget albertain

EDMONTON — Le budget de l’Alberta déposé la semaine dernière se traduira notamment par une réduction des sommes consacrées à la surveillance de l’environnement et à la gestion des émissions de gaz à effet de serre.

Les critiques affirment que ces coupes affaibliront la capacité de l’Alberta à suivre la progression de la pollution et réduiront sa contribution à la lutte au changement climatique.

Le document prévoit notamment une réduction de près de 5 pour cent du budget du bureau de la science et de la surveillance environnementale, créé jadis par les progressistes-conservateurs pour étudier les impacts de l’industrie sur l’environnement. Le bureau de gestion des émissions de GES, qui encourage les industries à réduire leurs émissions, devra quant à lui amputer son budget de 20 pour cent d’ici 2023.

Plus tôt ce mois-ci, le gouvernement du Parti conservateur uni de l’Alberta avait annoncé aux employés du ministère de l’Environnement qu’il mettait fin aux deux bureaux distincts et autonomes chargés de l’environnement et de la surveillance de la lutte contre le changement climatique. Ces activités sont maintenant intégrées «dans une nouvelle structure» administrative.

L’opposition craignait alors que cette intégration soit effectivement le prélude à des compressions budgétaires.

Le porte-parole néo-démocrate en matière d’environnement, Marlin Schmidt, croit que le nouveau budget conservateur confie davantage de pouvoirs à l’industrie pour la surveillance de l’environnement.

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