L’épidémie d’influenza ralentit sa progression au Québec

MONTRÉAL — Le plateau tant espéré par la santé publique à l’approche de la période des fêtes pourrait avoir été atteint au Québec alors que le nombre de cas d’influenza a commencé à fléchir.

D’après les nouvelles données dévoilées lundi matin par l’Institut national de santé publique (INSPQ), le taux de tests de dépistage positifs a légèrement reculé la semaine dernière pour passer de 27 % à 25,2 %.

En ce qui concerne le nombre de cas dépistés, on est passé de 3332 dans la semaine s’étant terminée le 3 décembre à 3175 la semaine dernière.

Du côté du ministère de la Santé, on se fait prudent et on rappelle qu’il faudra «voir la tendance des prochaines semaines» avant de «confirmer que le pic a été atteint».

La très grande majorité des infections sont liées à l’influenza A avec 3157 cas, mais l’influenza B gagne tranquillement du terrain.

Comme c’est souvent le cas au cours de la saison grippale, l’influenza A a frappé en premier cet automne, mais l’influenza B affiche une nette progression. Le nombre de cas demeure toutefois assez faible.

Au cours des trois dernières semaines, les infections attribuées à une souche d’influenza B sont passées de six cas, à huit cas, puis à 18 cas.

Lors de sa plus récente sortie publique, le 5 décembre, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, prévoyait un mois de décembre difficile en matière de maladies respiratoires infectieuses. Il signalait une activité grippale élevée et disait espérer atteindre rapidement le pic des infections d’influenza.

Ce souhait pourrait s’être réalisé plus tôt que tard si la tendance se maintient. Par ailleurs, le Dr Boileau soutenait la semaine dernière que la décroissance des cas d’influenza observée aux États-Unis et en Ontario, une fois le sommet atteint, était plus rapide que par le passé.

En ce qui concerne la campagne de vaccination contre la grippe, les plus récentes données indiquent que 18,98 % de la population du Québec s’est prévalue de sa dose offerte gratuitement. Si le taux peut paraître faible, il est heureusement beaucoup plus élevé chez les groupes d’âge les plus à risque de complications graves. Plus de 59 % des personnes de 75 ans et plus ont reçu le vaccin et plus de 39 % des personnes de 60 à 74 ans ont fait de même. 

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