Les Acadiens du N.-B. réclament la démission de Kris Austin du comité sur la LLONB

FREDERICTON — Une vingtaine d’organismes francophones exigent la démission immédiate du ministre des Transports, Kris Austin, du comité sur la révision de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick (LLONB), ainsi que la transformation du comité ad hoc en comité de l’Assemblée législative.

L’organisation qui représente les Acadiens de la province, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) a souligné dans un communiqué de presse qu’il est «insensé que le ministre Austin, un ancien chef du People’s Alliance qui a déjà proposé la fusion des régies de santé, ainsi que l’abolition du Commissariat aux langues officielles, siège à un comité dont le but est d’apporter des améliorations à la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.»

La SANB a tenu une conférence de presse pour dénoncer la nomination de M. Austin au comité par le premier ministre Blaine Higgs qui est ministre de la Sécurité publique et solliciteur général.

Alexandre Cédric Doucet, qui est président de la SANB, a souligné que M. Austin a déjà proposé de fusionner le système de santé francophone avec celui de l’anglais et d’abolir le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick. «Je perçois sa nomination par le premier ministre Higgs comme une injure envers la communauté acadienne et francophone de la province », dénonce-t-il par voie de communiqué. 

Yvon Godin, président de l’Association des municipalités francophones du Nouveau-Brunswick, a demandé l’appui des Néo-Brunswickois anglophones, ajoutant que les francophones sont un atout et non une menace.

La semaine dernière, M. Higgs s’est engagé à soutenir le bilinguisme et a défendu le ministre Austin, qui, selon lui, ne s’est jamais opposé au bilinguisme officiel dans la province.

La nomination de M. Austin a été réprimandée la semaine dernière par le premier ministre Justin Trudeau, qui a déclaré que le choix du premier ministre «n’a pas de sens».

«Vous ne mettez pas quelqu’un qui a passé toute sa carrière à attaquer le bilinguisme officiel et à remettre en question la nécessité de protéger le français au Nouveau-Brunswick – ou ailleurs – sur un panel conçu pour protéger le bilinguisme au Nouveau-Brunswick», a déclaré M. Trudeau.

M. Godin, qui est également maire de Bertrand a dit que M. Austin militait toujours il y a quelques mois par rapport à «l’abolition du Commissariat aux langues officielles, la fusion des autorités sanitaires, la mise en place d’autobus scolaires bilingues et la réduction des exigences linguistiques dans les services publics». 

Selon lui, ces revendications n’ont «aucune place d’un sein d’un comité ministériel à huis clos établi pour réviser la loi sur les langues officielles», d’autant plus que le Nouveau-Brunswick est la seule province bilingue du Canada. 

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