Les agressions sexuelles dénoncées sont très souvent classées à Halifax

HALIFAX – La ministre de la Justice de Nouvelle-Écosse se dit troublée par des statistiques policières qui révèlent que seulement 22 pour cent des plaintes pour agressions sexuelles déposées à Halifax en cinq ans ont donné lieu à des accusations.

Diana Whalen a indiqué mercredi que son ministère examine actuellement comment le système judiciaire de la Nouvelle-Écosse se compare avec les autres provinces en matière d’agressions sexuelles.

La ministre souhaite que tous les citoyens se sentent en sécurité, mais aussi qu’ils bénéficient d’un soutien s’ils veulent porter plainte.

Sans préciser quelles mesures pourraient être adoptées, la ministre Whalen n’a pas écarté la possibilité de créer une cour exclusivement réservée aux affaires d’agressions sexuelles — comme il existe déjà des tribunaux spécialisés dans les affaires liées à la violence conjugale, aux problèmes de santé mentale ou à la toxicomanie.

Mme Whalen dit se préoccuper depuis des années de la façon dont les tribunaux «conventionnels» traitent les causes d’agression sexuelle.

Les statistiques de la Police régionale de Halifax révèlent que 73 pour cent des affaires d’agression sexuelle dénoncées entre 2010 et 2015 ont été depuis classées sans que des accusations ne soient portées; cinq pour cent de ces dossiers sont toujours ouverts.