Les animaux de compagnie sont sur le point de revenir à la Maison-Blanche

WASHINGTON — Major Biden découvre ce qu’est la vie d’un animal de compagnie présidentiel, maintenant que son maître — le président élu Joe Biden — s’est fracturé un pied en jouant avec lui.

Et comme si cela ne suffisait pas pour un week-end, Major a aussi appris qu’il devra partager la Maison-Blanche, tenez-vous bien, avec un chat.

Ça n’ira pas toujours aussi mal, Major.

Dans quelques semaines, Major, son compagnon Champ (lui aussi un berger allemand) et Le Félin emménageront à la Maison-Blanche. Les animaux de compagnie présidentiels sont, pour leurs propriétaires, une source de confort, de divertissement, parfois de charme, et habituellement de bonnes relations publiques.

L’arrivée des animaux Biden écrira aussi un nouveau chapitre dans l’histoire des animaux de compagnie à la Maison-Blanche, au terme d’une absence de quatre ans sous l’administration Trump.

«Les animaux de compagnie ont toujours joué un rôle important à la Maison-Blanche au fil des décennies, a dit l’autrice Jennifer Pickens, qui s’intéresse aux traditions de la Maison-Blanche. Ils fournissent de la compagnie au président et à sa famille, mais je pense aussi que ça les rend plus humains et que ça adoucit leur image politique.»

La présence d’un chien ou d’un chat permet aux électeurs amoureux des animaux d’établir une connexion avec le président, croit Tom Whalen, un historien présidentiel de l’Université de Boston.

«Quand un président, le leader du pays, le leader du monde libre dans les faits, est aperçu avec un chat ou un chien, il établit un lien avec le public, qu’il soit républicain ou démocrate», a dit M. Whalen.

Le président Theodore Roosevelt avait Skip, que l’Association historique de la Maison-Blanche décrit comme un «terrier bâtard à pattes courtes, noir et brun, ramené d’une chasse à l’ours au Colorado».

Warren G. Harding avait Laddie Boy, qui assistait aux rencontres et avait son propre siège au sein du Cabinet.

Et Franklin Delano Roosevelt avait son terrier adoré Fala. La nuit, Fala dormait sur une chaise spéciale, au pied du lit du président.

Plus récemment, Millie, l’épagneul springer anglais du président George H.W. Bush, a joué dans «Les Simpsons» et a été la vedette du livre, «Millie’s Book: As dictated to Barbara Bush».

Hillary Clinton a suivi l’exemple des Bush avec un livre pour enfants au sujet des animaux de la famille, le chien Buddy et le chat Socks: «Dear Socks, Dear Buddy: Kids’ Letters to the First Pets».

Quand il a déclaré victoire au terme de l’élection présidentielle de 2008, le président Barack Obama a dit à ses filles: «Vous avez mérité le nouveau chiot qui viendra avec nous à la Maison-Blanche». Quelques mois plus tard, Bo s’est joint à la famille, un cadeau du sénateur Ted Kennedy. Quelques années plus tard s’est ajouté un autre chien d’eau portugais, Sunny.

Certains animaux bien connus — comme le poney Macaroni de Caroline Kennedy — appartenaient aux enfants présidentiels. Les Kennedy avaient un véritable zoo composé de chiens, de chats, d’oiseaux, de hamsters et même d’un lapin baptisé Zsa Zsa.

N’oublions pas cette citation célèbre du président Harry Truman: «Si tu veux avoir un ami à Washington, achète un chien». Il n’est pas surprenant que plusieurs présidents aient suivi son conseil. Le premier président Bush a dit: «Il n’y a rien de mieux que l’amour inconditionnel d’un chien pour traverser les moments difficiles.»

«D’un point de vue présidentiel, vous savez, un chien ou un chat ou un cheval sont fantastiques parce qu’ils ne portent pas de jugement. Ils vont vous offrir un amour inconditionnel. Et ils ne critiqueront pas ce que vous avez fait en Somalie ou l’état de l’économie, a dit M. Whalen. Les animaux de compagnie sont toujours là pour vous. Et je pense que les présidents, républicains ou démocrates, ont besoin de ce genre de réconfort de temps en temps, compte tenu de l’état des choses.»

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