Les attaques de Pâques, des représailles pour Christchurch?

COLOMBO, Sri Lanka — Un haut responsable sri-lankais a indiqué mardi que l’attaque de Pâques contre des églises et des hôtels constituait des «représailles» pour le massacre commis par un terroriste blanc dans deux mosquées néo-zélandaises le mois dernier.

Ruwan Wijewardene, ministre de la Défense nationale, a déclaré au Parlement que le gouvernement possédait des informations selon lesquelles les attentats à la bombe auraient été commis «par un groupe fondamentaliste islamique» en réponse aux attentats de Christchurch. Il a également montré du doigt des «faiblesses» au sein des forces de sécurité du Sri Lanka, qui n’ont pas pu empêcher les neuf attentats à la bombe.

«Il a maintenant été établi que les unités du renseignement étaient au courant de cette attaque et qu’un groupe de responsables avait été informé de l’attaque imminente», a déclaré M. Wijewardene. «Cependant, cette information n’a été transmise qu’à quelques fonctionnaires.»

Les commentaires de M. Wijewardene ont été faits peu de temps avant que Daech (groupe armé État islamique) eut affirmé qu’il était responsable des attentats à la bombe perpétrés à l’intérieur et à l’extérieur de Colombo, qui ont tué plus de 320 personnes. Mais ni M. Wijewardene ni Daech n’ont fourni de preuves pour appuyer leurs affirmations, et les autorités avaient précédemment blâmé un groupe extrémiste peu connu dans l’île.

Le bureau de la première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a publié une déclaration en réponse à l’affirmation, soulignant que l’enquête du Sri Lanka était «à ses débuts».

«La Nouvelle-Zélande n’a encore vu aucun renseignement appuyant une telle hypothèse», a-t-elle déclaré.

Les autorités sri-lankaises ont annoncé qu’un couvre-feu national commencerait à 21 heures, mardi.

Les six attentats quasi simultanés perpétrés contre trois églises et trois hôtels de luxe, ainsi que trois explosions survenues plus tard dimanche, ont constitué la plus meurtrière violence perpétrée au Sri Lanka depuis une décennie. M. Wijewardene a déclaré que le bilan de l’attaque s’élevait à 321 personnes et 500 blessés.

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