Les audiences virtuelles sont là pour de bon à la Cour suprême, selon le juge Wagner

OTTAWA — Le juge en chef de la Cour suprême du Canada estime que le plus haut tribunal du pays continuera de tenir des audiences virtuelles au-delà de la pandémie de COVID-19 — si tous les intervenants sont d’accord.

Lors d’une conférence de presse, jeudi matin, le juge Richard Wagner a déclaré que la visioconférence avait amélioré l’efficacité du processus judiciaire, économisant du temps et des frais de déplacement pour les intervenants aux audiences.

La Cour suprême a commencé à tenir des «audiences virtuelles» l’année dernière comme mesure sanitaire pour aider à prévenir la propagation du coronavirus.

D’autres tribunaux dans tout le pays ont également été contraints de s’adapter rapidement à la pandémie, ce qui a mené à l’utilisation de la technologie audio et vidéo pour les audiences, ainsi qu’une numérisation accrue des documents.

Le juge Wagner prévient cependant que le système judiciaire ne devrait pas devenir complètement virtuel.

Il rappelle que certaines collectivités ne disposent toujours pas de réseaux Internet robustes pour mener des audiences en ligne. Par ailleurs, dans de nombreux cas, les témoignages doivent être livrés en personne, pour préserver la solennité du processus judiciaire, a-t-il dit.

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