Les autorités fédérales se préparent pour une arrivée probable des vaccins en janvier

OTTAWA — Les autorités fédérales n’ont toujours aucune date précise pour la distribution des vaccins contre la COVID-19.

Jeudi après-midi, l’administrateur en chef adjoint de l’Agence de la santé publique du Canada, Howard Njoo, avait peu de neuf à offrir lors de la séance d’information sur les vaccins, séance devenue hebdomadaire à Ottawa.

Le major-général Dany Fortin, responsable de la logistique de cette opération au niveau fédéral, a indiqué qu’il mène des répétitions générales. Ainsi, lundi, il y aura un exercice de distribution d’un vaccin qui doit être maintenu à des températures très froides, comme c’est le cas pour le vaccin de Pfizer.

«J’aime bien l’idée qu’on soit prêt avant Noël, pour être certains qu’en janvier on aura pu s’ajuster, s’assurer que les points de friction sont atténués, et on est prêt pour une distribution en janvier», a souhaité le militaire.

Les fonctionnaires fédéraux à ses côtés n’ont pas voulu confirmer qu’il y aura une première réception de doses de vaccins en janvier. On a cependant bien voulu offrir certains détails sur les préparatifs.

Ainsi, on a su que la compagnie Pfizer elle-même livrera les doses de vaccins aux sites identifiés par chaque province où le vaccin sera administré, puisque son produit qui doit être maintenu sous les – 80 degrés Celsius est compliqué à manipuler.

C’est bien ce vaccin-là dont les doses risquent d’être les premières arrivées en sol canadien.

Marc Berthiaume, de Santé Canada, estime que son ministère donnera le feu vert à ce vaccin à peu près en même temps que ce sera fait aux États-Unis, soit dans environ une semaine.

«On se dirige vers une approbation qui n’est probablement pas très éloignée de celle de la FDA (Food and Drug Administration), mais on ne peut pas donner de date précise à ce moment-ci», a dit M. Berthiaume.

L’opposition réclame un plan

Pendant ce temps, les partis d’opposition à Ottawa, inspirés par une motion conservatrice, réclament un plan plus précis du gouvernement libéral.

Le chef conservateur Erin O’Toole estime que pareil plan peut être rédigé même sans l’annonce d’une date d’approbation ni de livraison pour chaque vaccin.

«Ils pourraient écrire la date +1, la date + 2. C’est comme ça que les entreprises planifient, comme ça que les militaires planifient», a fait valoir M. O’Toole, lors d’un point de presse où il présentait sa motion qui réclame un plan avant le 16 décembre.

«Cette motion-là aurait la vertu d’obliger le gouvernement à donner un peu de cette information-là», de l’avis du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet.

Selon M. O’Toole, un plan annoncé par le gouvernement fédéral ferait bien plus encore.

Invité à commenter le dépôt par un de ses députés d’une pétition qui doute de la sécurité d’un vaccin contre la COVID-19, M. O’Toole a blâmé le gouvernement libéral pour la pétition de Derek Sloan.

«Il y a beaucoup d’incertitude à travers le pays maintenant. En pleine pandémie, nos citoyens ont des questions spécifiques sur le vaccin, sur les programmes. Et c’est pourquoi on a besoin d’information. On a besoin d’un plan pour la confiance de nos citoyens pendant une pandémie. Avec un plan, on va éduquer sur le vaccin», a argué le chef conservateur.

Laisser un commentaire