Les avocats de la basketteuse Brittney Griner font appel de sa peine de prison

MOSCOU — Les avocats de la basketteuse vedette américaine Brittney Griner ont fait appel de sa peine de neuf ans de prison en Russie pour possession de drogue, ont rapporté lundi les agences de presse russes.

Griner, joueuse de centre du Mercury de Phoenix et double médaillée d’or olympique, a été condamnée, le 4 août. Elle a été arrêtée en février à l’aéroport Sheremetyevo de Moscou après la découverte de cartouches de vapotage contenant de l’huile de cannabis dans ses bagages.

Griner a joué pour une équipe féminine de basketball à Ekaterinbourg pendant l’intersaison de la WNBA.

L’avocate Maria Blagovolina a été citée par les agences de presse russes comme ayant déclaré que l’appel avait été déposé, mais que les motifs de l’appel n’étaient pas immédiatement clairs.

Blagovolina et son collègue Alexander Boykov ont révélé après la condamnation que la peine était excessive et que dans des cas similaires, les accusés avaient été condamnés à une peine moyenne d’environ cinq ans, dont environ un tiers avaient obtenu une libération conditionnelle.

Griner a admis qu’elle avait les cartouches dans ses bagages, mais a précisé qu’elle les avait emballées à la hâte par inadvertance et qu’elle n’avait aucune intention criminelle. Son équipe de défense a présenté des déclarations écrites selon lesquelles on lui avait prescrit du cannabis pour traiter la douleur.

Avant sa condamnation, le département d’État américain a affirmé que Griner était «détenue à tort».

Le secrétaire d’État Antony Blinken a pris la décision inhabituelle de révéler publiquement en juillet que les États-Unis avaient fait une «proposition substantielle» pour ramener Griner chez elle, avec Paul Whelan, un Américain purgeant une peine de 16 ans en Russie pour espionnage.

Blinken n’a pas donné de détails, mais l’Associated Press et d’autres agences de presse ont rapporté que Washington avait proposé de libérer Viktor Bout, un marchand d’armes russe qui purge une peine de 25 ans aux États-Unis et qui a jadis gagné le surnom de «Marchand de la mort».

Dimanche, un haut diplomate russe a déclaré que des pourparlers d’échange avaient été menés.

«Cette question assez sensible de l’échange de citoyens russes et américains condamnés est discutée par les canaux définis par nos présidents, a déclaré Alexander Darchiev, chef du département Amérique du Nord du ministère des Affaires étrangères, à l’agence de presse officielle Tass. Ces individus font en effet l’objet de discussion. La partie russe demande depuis longtemps la libération de Viktor Bout. Les détails doivent être laissés aux professionnels, selon le principe de ‘ne pas nuire.’»

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