Les Canadiens détenus en Éthiopie seraient libérés sous caution mercredi

EDMONTON — Une organisation humanitaire établie en Alberta affirme que les 13 Canadiens détenus en Éthiopie devraient être remis en liberté sous caution, mercredi, en attendant la suite des procédures.

L’organisation Canadian Humanitarian a révélé samedi que 10 travailleurs humanitaires canadiens, trois autres Canadiens membres de son personnel et deux employés éthiopiens étaient détenus en Éthiopie.

«Avec le soutien de responsables consulaires canadiens, d’Affaires mondiales Canada et de représentants juridiques sur le terrain, Canadian Humanitarian peut confirmer que des documents sont en cours de traitement et que, espérons-le, les détenus seront libérés sous caution demain», a indiqué mardi l’organisation dans un communiqué.

«À ce moment-là, ils seront libres de se déplacer à l’intérieur du pays, mais il n’est pas certain que les autorités éthiopiennes autoriseront leur retour au Canada.»

James Murphy, le beau-frère de l’un des détenus, a déclaré que la situation était affligeante pour les familles.

«Nous concentrons tous nos efforts sur le retour rapide et en sécurité de nos proches au Canada», a-t-il déclaré dans le communiqué.

L’organisme de bienfaisance a ajouté qu’un de ses représentants ainsi que des agents consulaires ont été autorisés à accéder brièvement à la prison et a déclaré que les détenus avaient reçu un traitement équitable.

Les autorités de ce pays africain soutiennent que les membres de l’organisation pratiquaient la médecine sans autorisation et dispensaient des médicaments périmés. L’organisation non gouvernementale (ONG) albertaine conteste ces allégations.

Une source gouvernementale a indiqué que le gouvernement du Canada suivait le processus judiciaire et était au courant que la mise en liberté sous caution était «en cours de discussion».

Heather McPherson, députée albertaine et porte-parole néo-démocrate en matière de développement international — et ancienne directrice générale de l’organisme Alberta Council for Global Cooperation —, avait déjà indiqué mardi matin que les Canadiens devaient sortir de prison après avoir versé une caution, mais qu’ils devraient probablement rester en Éthiopie pour répondre aux allégations.

Mme McPherson a affirmé qu’elle recevait régulièrement des mises à jour d’Affaires mondiales Canada sur cet incident survenu à Gondar, une ville du nord de l’Éthiopie.

Affaires mondiales Canada n’a pas fourni d’informations supplémentaires mardi, mais une porte-parole a de nouveau déclaré qu’ils étaient «pleinement mobilisés» auprès des responsables éthiopiens.

Des agents consulaires sont en communication avec les autorités locales pour recueillir des informations supplémentaires, a indiqué Affaires mondiales Canada.

Les agents consulaires fournissent des services aux citoyens canadiens et à leurs familles.

La porte-parole avait indiqué lundi que le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, avait discuté de la situation avec son homologue éthiopien, Gedu Andargachew.

La députée McPherson, qui s’était rendue à Gondar avec cette ONG en 2012, explique que l’organisation fournit des soins de santé aux populations les plus vulnérables. «Ils sont habitués à travailler en Éthiopie et à suivre les règles», a-t-elle assuré.

«Ma priorité est de veiller à ce qu’ils soient en sécurité pendant qu’ils se trouvent en Éthiopie, de veiller à ce qu’ils reçoivent autant de soutien que nous pouvons leur apporter par le biais des services consulaires et de veiller à ce que le processus judiciaire (…) se fasse de manière transparente.»

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