Les Canadiens pris au milieu d’un différend entre les États-Unis et l’Irak

OTTAWA — Les soldats canadiens impliqués dans la guerre qui dure depuis six ans contre Daech risquent d’être pris au milieu d’une escalade des tensions entre les États-Unis et l’Irak

Le différend entre Washington et Bagdad tourne autour de la menace croissante posée en Irak par les milices soutenues par l’Iran, qui ont intensifié leurs attaques contre des cibles américaines ces dernières semaines.

On signale plusieurs attaques à la roquette contre l’ambassade des États-Unis à Bagdad et une frappe, mercredi, contre une base militaire américaine, qui abrite également des dizaines de soldats canadiens.

Les responsables militaires américains ont déclaré que les roquettes n’avaient pas touché la base située près de la ville d’Irbil, dans le Kurdistan irakien, et le ministère de la Défense nationale indique que les soldats canadiens sont tous en sécurité.

Le Canada compte environ 170 militaires en Irak, dont un nombre non précisé de soldats des forces spéciales à Irbil, et un autre groupe qui participe à une mission de formation dirigée par l’OTAN dans le sud du pays.

À l’issue d’une rencontre mercredi avec le premier ministre irakien, Mustafa Al-Kadhimi, l’ambassadeur du Canada en Irak s’est joint à d’autres alliés pour exprimer sa préoccupation relativement aux attaques contre les missions diplomatiques à Bagdad.

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