Les cas les plus graves de COVID-19 pourraient être détectés d’avance

MONTRÉAL — Les patients les plus durement touchés par la COVID-19 produisent une réponse immunitaire particulière qui pourrait permettre aux médecins de repérer rapidement ceux qui risquent le plus d’avoir besoin d’aide.

Des chercheurs français ont en effet constaté que ces patients, comparativement à ceux chez qui la maladie était moins grave, produisaient moins d’une protéine immunitaire appelée interféron et davantage de molécules inflammatoires.

De plus, les chercheurs ont découvert que le taux sanguin d’un interféron plongeait tout juste avant que le patient n’ait besoin d’être transféré à l’unité des soins intensifs.

L’étude publiée par le prestigieux magazine «Science» laisse donc entendre que les niveaux d’interféron pourraient être des marqueurs des cas les plus graves de la maladie à coronavirus (COVID-19).

Cela pourrait non seulement permettre d’identifier les patients dont l’état risque de se détériorer de façon imminente, mais on pourrait aussi envisager des traitements pour combattre l’inflammation et rehausser les niveaux d’interféron pour les aider.

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