Les cas s’accumulent contre une infirmière congédiée à Moncton

MONCTON, N.-B. — Le nombre de victimes alléguées d’une infirmière de Moncton congédiée pour ses pratiques inappropriées continue de croître, selon un des avocats qui représente ces femmes.

Me John McKiggan, spécialisé dans les affaires d’erreurs médicales, soutient que plusieurs dizaines de femmes l’ont approché, de même que le cabinet Fidelis Law de Moncton, puisqu’elles croient avoir été traitées par l’infirmière en cause.

Cette dernière a été congédiée à la fin du mois dernier pour avoir administré à tort de l’ocytocine, un médicament qui provoque des contractions de l’utérus et accélère le travail lors de l’accouchement.

Le Réseau de santé Horizon confirme qu’au moins deux femmes enceintes ont dû subir une césarienne d’urgence après avoir reçu de l’ocytocine de cette infirmière. Une porte-parole du réseau précise que 40 autres femmes se sont manifestées en date de mardi dernier pour se renseigner sur le traitement qu’elles avaient obtenu à l’Hôpital de Moncton.

L’agence de santé a refusé de commenter davantage ce dossier, dimanche, plaidant qu’une enquête criminelle est en cours à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Or, selon Me McKiggan, plus de deux femmes ont été informées par l’Hôpital de Moncton qu’elles s’étaient vu administrer une dose inappropriée du médicament par l’employée fautive.

«Je sais avec certitude qu’il y en a plus de deux parce que l’hôpital a dit à ces femmes qu’elles étaient des victimes de cette infirmière», a expliqué M. McKiggan, sans toutefois préciser le nombre de cas total dont il a été informé.

L’ocytocine est une hormone naturelle dont l’utilisation nécessite une surveillance étroite, car elle peut notamment affecter la fréquence cardiaque de l’enfant à naître. D’autres recherches indiquent que le médicament peut provoquer une déchirure de l’utérus, avec des conséquences potentiellement catastrophiques.

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