Les Casques bleus canadiens ont évacué des blessés au Mali

OTTAWA — Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, les Casques bleus canadiens ont procédé à une évacuation médicale au Mali après qu’un véhicule piégé eut explosé vendredi, tuant deux militaires et en blessant six autres.

L’attaque est survenue près de la ville de Douentza, au centre du pays, à environ 400 kilomètres au sud-ouest de Gao, où le contingent canadien de 250 soldats de paix et de huit hélicoptères est établi.

Le ministère de la Défense nationale a indiqué que les Canadiens avaient secouru cinq Casques bleus blessés et avaient prodigué des soins d’urgence dans les airs.

Selon les Nations unies, les morts et les blessés provenaient tous du Sri Lanka.

Les soldats de paix canadiens ont mené sept évacuations médicales depuis le début de la mission en août dernier, dont une qui a eu lieu dimanche dernier, après une attaque mortelle à un camp de l’ONU au nord du Mali.

L’attentat a tué dix Casques bleus du Tchad et blessé plusieurs autres militaires. Les Canadiens ont fini par transporter 15 Casques bleus pendant la journée la plus occupée depuis leur arrivée au pays.

L’attaque de vendredi a été condamnée par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a appelé le gouvernement malien et les autres acteurs du pays à trouver les responsables et à leur demander des comptes.

«Nous transmettons nos sincères condoléances aux proches des Casques bleus qui sont morts tragiquement ce matin au Mali, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Daniel Le Bouthillier. À la suite d’une demande d’assistance, les soldats de paix canadiens ont immédiatement mis en place les ressources aéromédicales pour fournir des soins avancés aux blessés de l’attaque.»

La mission au Mali demeure l’une des plus dangereuses dans le monde. En tenant compte de l’attaque de vendredi, 189 soldats sont morts depuis 2013. Plusieurs des victimes provenaient de pays africains et asiatiques en voie de développement.

La mission onusienne de 15 000 membres avait été lancée après une rébellion dans le nord et un coup d’État dans la capitale en 2012, qui avaient plongé le pays dans la tourmente.

Bien qu’une paix fragile ait été rétablie, il y a eu une flambée des violences dans les dernières années, en raison de la pauvreté, de la sécheresse et de l’afflux de djihadistes islamistes.

Deux groupes différents, tous liés à Al-Qaïda, semblent avoir revendiqué les attaques de cette semaine.

La mission canadienne d’une durée d’un an doit prendre fin en juillet. Les Nations unies voulaient que le Canada reste jusqu’à ce que les troupes roumaines arrivent à l’automne, mais le gouvernement canadien a refusé.