Les centrales syndicales à Freeland: pas d’austérité; mettez des sous pour la relance

Le traumatisme causé par la pandémie ne doit pas être suivi par des compressions budgétaires, mais, au contraire, par l’injection d’argent pour relancer l’économie, ont plaidé lundi les centrales syndicales.

La FTQ, la CSD, la CSN et la CSQ ont rencontré lundi la ministre fédérale des Finances, Chrystia Freeland, dans le cadre de ses consultations pour préparer son budget.

«On ne veut pas d’austérité budgétaire. On veut que nos deux paliers de gouvernement mettent les sommes nécessaires à une vraie relance économique. Ça va prendre encore des sous. On n’a rien à faire à engranger des surplus ou à atteindre l’équilibre budgétaire, alors que les taux d’intérêt sont bas», a lancé le président de la FTQ, Daniel Boyer, en entrevue après la rencontre avec la ministre.

Il rapporte avoir reçu un accueil empreint d’ouverture de la part de la ministre Freeland.

«On sent que la ministre Freeland est sur la même longueur d’onde que nous sur ce sujet-là, ce qui n’est pas nécessairement le cas avec le ministre (Eric) Girard (des Finances) au Québec. Lui a comme objectif de retrouver son équilibre budgétaire en cinq, six ans», a déploré le président de la plus grande centrale syndicale du Québec.

Pas n’importe quelle relance

Si les quatre centrales revendiquent un solide coup de pouce à la relance économique, elles ne souhaitent pas n’importe quelle relance économique.

«Tant qu’à se relancer, relançons-nous de façon différente de ce qu’on était avant la pandémie. Il faut également qu’on introduise des concepts d’achat local, d’économie circulaire, de développement régional, vert et solidaire», a suggéré M. Boyer, en plus de recourir aux secteurs plus traditionnels comme les ressources naturelles.

M. Boyer n’a pu passer sous silence, non plus, l’aide nécessaire à l’industrie aéronautique, au transport aérien, à l’hébergement, au tourisme, à la restauration, à la culture — tous grandement affectés par la pandémie de la COVID-19.

Transferts en santé

La CSQ, la CSD, la CSN et la FTQ ont aussi parlé avec la ministre Freeland de la hausse des transferts en santé et pour les programmes sociaux aux provinces.

Le gouvernement du Québec revendique que la part fédérale des dépenses pour la santé soit haussée de 22 % à 35 %.

«Il faut que les transferts en santé augmentent de façon substantielle. Les sous du fédéral n’ont pas suivi, diminuent au fil des ans. Il faut absolument qu’on se redonne des services publics en santé, éducation, services de garde. Et c’est pas vrai que ça peut venir juste du Québec», a lancé M. Boyer.  

Les dossiers devenus traditionnels comme un régime d’assurance médicaments universel et public, de même que l’assurance-emploi ont également été abordés par les quatre centrales.

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