Les centres d’entraînement ne semblent pas propager le virus

MONTRÉAL — La réouverture des centres d’entraînement ne semble pas avoir accéléré la propagation du virus en Norvège.

Les responsables norvégiens de la santé publique ont tout d’abord étudié la situation dans une poignée de centres qui avaient rouvert leurs portes en imposant quelques restrictions à leurs clients.

Les dirigeants ont ensuite autorisé la réouverture de tous les centres du pays, il y a deux semaines.

Le responsable de l’enquête, le docteur Michael Bretthauer de l’Université d’Oslo, a estimé dans le «New York Times» que ses conclusions seraient probablement applicables à tous les autres pays de la planète, sauf ceux où le virus est très répandu et où la population est moins disciplinée.

L’étude a été menée dans cinq centres d’Oslo regroupant 3764 membres âgés de 18 à 64 ans. Aucun n’avait de condition médicale sous-jacente. La moitié d’entre eux ont été invités à reprendre l’entraînement. L’autre moitié a servi de groupe témoin.

On a demandé aux participants de se laver les mains et de maintenir une distanciation allant d’un à deux mètres, selon les exercices. Les vestiaires étaient ouverts, mais non les douches ou les saunas. Le port du masque n’a pas été imposé.

Un seul nouveau cas a été détecté, mais l’infection avait été acquise en milieu de travail et non au gymnase.

Un expert canadien, le docteur Gordon Guyatt de l’Université McMaster, a indiqué au quotidien new-yorkais que cela démontre qu’on peut rouvrir en toute sécurité des établissements là où la prévalence du virus est très faible.

Il prévient toutefois qu’on ne sait pas ce qui arriverait dans un environnement à prévalence élevée.

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