Les chauffeurs d’autobus de la STL en grève vendredi et samedi

MONTRÉAL — Il y aura grève de deux jours des chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Laval, vendredi et samedi.

Les services essentiels seront dispensés vendredi, mais il n’y aura pas de service samedi.

Le Tribunal administratif du travail a déjà statué au sujet de ces services essentiels, après avoir entendu les parties. Ainsi, vendredi, le service sera dispensé dans trois plages horaires: de 6h à 9h, de 15h à 18h, ainsi que de 22h30 à 1h du matin.

Les 625 chauffeurs d’autobus de la STL— une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ — en seront à leurs deuxième et troisième journées de grève, eux qui avaient débrayé durant une journée, le 3 novembre.

Les négociations ne sont toutefois pas rompues. Une rencontre en conciliation est prévue lundi prochain.

Le litige porte sur les salaires, les horaires, les assurances collectives, le statut d’emploi de certains chauffeurs surnuméraires, ainsi que la sécurité d’emploi.

Le syndicat aimerait assurer plus de sécurité d’emploi à ses chauffeurs, dans un contexte d’arrivée des véhicules autonomes. «En ce moment, on a peut-être, sur 640 chauffeurs, seulement 60 chauffeurs qui sont protégés pleinement par la convention collective», a expliqué en entrevue Patrick Lafleur, président du syndicat.

Au plan salarial, il affirme qu’il ne veut pas d’«offres qui appauvrissent les travailleurs».

Dans un communiqué, la direction de la STL a encore une fois déploré le recours à la grève par ses chauffeurs d’autobus, y voyant une façon d’ «instrumentaliser» la clientèle.

La STL se désole aussi du fait qu’il n’y ait pas de services essentiels samedi et que ceux-ci soient limités à environ 50 % vendredi.

M. Lafleur réplique: «on est désolé pour les citoyens. Je suis sûr qu’ils comprennent qu’on applique seulement notre droit de grève légale pour les deux prochaines journées. On a hâte de pouvoir s’entendre avec l’employeur pour un renouvellement de convention, qu’on puisse revenir à la normale et donner le service qu’on a tout le temps donné aux citoyens de Laval».

Quant à la STL, elle a rappelé qu’elle avait déjà réussi à s’entendre avec d’autres syndicats, en respectant son cadre financier. À cause de la pandémie de la COVID-19, qui a entraîné une importante baisse de l’achalandage, ses revenus ont été lourdement affectés.

Là-dessus, M. Lafleur réplique que les autres syndicats qui se sont entendus avec la STL ne se sont pas pleinement entendus avec elle. Ils n’ont pas réglé les augmentations de salaire pour les deux dernières années de leur convention de cinq ans. Ils ont réglé pour 2019, 2020 et 2021 et doivent maintenant négocier pour les deux années qui suivent.

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