Les chefs autochtones du N.-B. unis contre l’exploitation du gaz de schiste

FREDERICTON — Les leaders autochtones du Nouveau-Brunswick expriment à nouveau leurs vives préoccupations concernant les consultations avec le gouvernement progressiste-conservateur sur l’exploitation du gaz de schiste dans la province.

Dans un communiqué, les 15 chefs Mi’kmaq et Wolastoqey de la province préviennent officiellement le gouvernement qu’ils poursuivront leurs efforts pour protéger les terres, l’eau et les ressources du Nouveau-Brunswick. Les chefs s’engagent à faire front commun en veillant à ce que la Couronne respecte ses obligations en matière de consultation.

En juin, les chefs avaient déjà lancé un premier avertissement lorsqu’ils ont appris que le nouveau gouvernement du premier ministre Blaine Higgs avait discrètement adopté des modifications réglementaires permettant l’extraction d’hydrocarbures par fracturation hydraulique dans la région de Sussex. Les chefs ont alors dénoncé cette décision «prise secrètement», qui constituait selon eux un recul dans les relations de la province avec les communautés autochtones.

La décision du gouvernement minoritaire respectait un engagement contenu dans le discours du Trône et était cohérente avec le soutien antérieur des conservateurs à la fracturation hydraulique.

C’est un autre premier ministre conservateur, David Alward, qui avait décidé d’ouvrir la porte à l’industrie du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick, ce qui avait donné lieu à une série de manifestations publiques qui ont abouti à une violente confrontation à l’automne 2013 à Rexton, sur la rivière Richibouctou. Les libéraux de Brian Gallant, élus l’année suivante, avaient adopté un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick.

En 2016, le rapport final d’une commission sur le gaz de schiste exhortait la province à rétablir ses relations avec les peuples autochtones et à maintenir le moratoire instauré en 2014. 

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