Les chefs de parti donnent un dernier coup de cravache à la veille du scrutin

MONTRÉAL — Plusieurs chefs se sont rendus dans des circonscriptions où se déroulent des luttes serrées à la veille du scrutin du 3 octobre.

Une exception: la libérale Dominique Anglade qui a choisi d’aller au Nunavik pour mener campagne auprès de son candidat Tunu Napartuk, l’ancien maire de Kuujjuaq, dans la circonscription d’Ungava.

Elle a défendu cette décision plutôt étonnante, en disant vouloir montrer que son parti est présent partout au Québec.

«Le message qu’on a lancé pendant toute la campagne, c’est qu’on sera partout au Québec à la rencontre des citoyens et on est très contents d’aller à Kuujjuaq rencontrer les communautés autochtones», a-t-elle expliqué.

«Au Québec, tout le monde compte», a-t-elle renchéri plus tard.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s’est rendu dans trois circonscriptions qui pourraient bien passer dans le giron de la CAQ, lundi soir: Gaspé, Duplessis et Jonquière.

Concédant que la CAQ sera sans doute maintenue au pouvoir, il a plaidé en faveur d’une opposition forte.

«La seule opposition qui veut renverser le déclin du français et interpeller la CAQ sur cet enjeu-là, a ajouté le chef péquiste. La seule opposition qui a démontré qu’on peut être efficace, intraitable, ferme sur les sujets importants tout en demeurant respectueuse et constructive. »

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a mené campagne dans la circonscription de Maurice-Richard, à Montréal qu’il compte ravir aux libéraux. Il s’est ensuite dirigé en Estrie afin de donner un coup de main à Caroline St-Hilaire qui espère ravir Sherbrooke à Québec solidaire, et à Geneviève Hébert, qui doit fait face à une coriace adversaire solidaire dans St-François.

Le coporte-parole de Québec Gabriel Nadeau-Dubois s’est rendu dans la circonscription montréalaise de Verdun où semble se dessiner une lutte à trois.

Le chef du Parti conservateur, Éric Duhaime, lui, s’est notamment rendu dans Beauce-Nord.

L’heure des bilans et des prévisions

L’heure était au bilan pour certains chefs. Ainsi, M. Duhaime s’est dit fier de la campagne que sa formation a menée. Il estime que son parti a réussi à «tirer son épingle du jeu» et «va avoir contribué grandement à faire monter le taux de participation».

«Je pense que la vraie victoire du PCQ, c’est qu’on va avoir contribué grandement à faire monter le taux de participation, dit-il. Dans une société démocratique, c’est toujours une bonne nouvelle quand les gens se déplacent pour mettre leur X à la bonne place.»

Quant aux prévisions, M. Duhaime a joué de prudence. Constatant que son parti occupe divers rangs selon les sondages, il espère que le vote conservateur, plus difficile à estimer, selon lui, et se concrétisera dans les urnes.

«Demain, on va être la surprise des urnes, peu importe le résultat», a-t-il avancé.

De son côté, les résultats du dernier coup de sonde de la firme Léger qui semblent indiquer que la CAQ a réussi à freiner sa chute ont semblé soulager François Legault.

Celui-ci espère remporter des places fortes traditionnellement libérales, comme Laporte et Verdun.

«On peut gagner ça! a-t-il déclaré en parlant de Verdun. On va gagner, c’est super!»

Il a formulé le même voeu pour Laporte, une circonscription de la Montérégie, acquise depuis toujours aux libéraux.

«C’est serré dans Laporte, on se croise les doigts», a-t-il lancé.

M. Legault a reconnu que la campagne n’avait pas été une promenade dans un jardin de roses.

«Il y a quatre adversaires qui s’attaquaient à moi, pendant la campagne et pendant les débats, je m’attendais à ce que ce ne soit pas facile», a-t-il déclaré.

De son côté, Gabriel Nadeau-Nadeau croit que QS ira chercher de nouvelles circonscriptions tout en parvenant à conserver les 10 sièges qu’il détenait déjà à la dissolution de l’Assemblée générale. 

«Nous, on est entrés dans cette campagne-là pour avancer. C’est bien certain que si on ne fait pas de gains, ce ne sera pas un succès. On veut faire des gains, on va faire des gains demain», a-t-il lancé.

Accompagné de l’autre co-porte-parole du parti, Manon Massé, M. Nadeau-Dubois, s’est félicité d’avoir mené une campagne «positive», «courageuse» et «honnête».

«Je suis serein, je suis fier de ce que j’ai fait. J’ai donné mon 100%. Ç’a été la bataille de ma vie», a-t-il dit.

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