Les chefs de police du Canada discuteront de la réforme de libération sous caution

OTTAWA — L’association représentant les chefs de police du Canada doit rencontrer vendredi les premiers ministres des provinces et des territoires pour discuter de la réforme du système de justice pénale du Canada.

La première ministre du Manitoba, Heather Stefanson, qui préside le Conseil de la fédération, a déclaré que les premiers ministres souhaitaient connaître les préoccupations des chefs de police en matière de sécurité publique et leur point de vue sur la manière dont Ottawa devrait modifier la législation fédérale, notamment en ce qui concerne la réforme de libération sous caution.

Les premiers ministres ont demandé au gouvernement fédéral de renouveler et d’améliorer son Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs, qui soutient les initiatives provinciales et territoriales en matière de sécurité publique.

Cette demande fait suite à d’autres appels lancés à Ottawa pour qu’il mette en place des mesures «renversant le fardeau de la preuve» pour certains délits, qui obligeraient une personne demandant une mise en liberté sous caution à prouver qu’elle ne devrait pas rester derrière les barreaux.

Le ministre fédéral de la Justice, David Lametti, s’est engagé à avancer rapidement sur des «réformes ciblées» du Code criminel qui permettraient d’actualiser le système canadien de mise en liberté sous caution, après avoir rencontré ses homologues provinciaux et territoriaux le mois dernier.

La réunion virtuelle avec les chefs de police, qui devrait également aborder des questions plus générales de sécurité publique, a lieu après les récentes attaques violentes et les meurtres perpétrés dans la région métropolitaine de Vancouver, à Edmonton, à Calgary, à Regina et à Toronto.

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