Les cols blancs de Montréal suspendent la grève

MONTRÉAL – Le Syndicat des cols blancs de la Ville de Montréal a annoncé vendredi soir la suspension de sa grève tournante de 36 jours, qui culminait avec une journée de grève générale le 1er mars.

Depuis le 25 janvier, les cols blancs souhaitaient faire pression sur l’administration du maire Denis Coderre pour le renouvellement du contrat de travail de 8000 employés syndiqués.

Les parties étaient réunies en présence d’une conciliatrice nommée par Québec depuis la mi-janvier pour tenter de trouver un terrain d’entente.

Or, une recommandation de cette conciliatrice sera présentée aux membres du syndicat, à la suite d’une vingtaine de rencontres de conciliation.

Le syndicat ne voulait cependant pas transmettre quelconque information au sujet du contenu de cette recommandation, selon ce qu’on peut lire dans un communiqué transmis vendredi soir.

La grève est donc suspendue dès 23h59 vendredi soir. Les employés seront de retour au travail dès samedi, a confirmé par communiqué le cabinet du maire de Montréal.

Le maire Denis Coderre a salué la recommandation de la conciliatrice. Son contenu sera présenté aux membres du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Selon M. Coderre, cité dans le communiqué, les citoyens retrouveront, en cette semaine de relâche, l’ensemble des services et l’accès aux installations municipales.

Aucun détail concernant la date de la convocation des membres en assemblée générale n’avait été transmis par le syndicat vendredi.

Pour chaque journée, à quelques exceptions près, des employés syndiqués d’un ou deux arrondissements et ceux d’un ou de plusieurs services municipaux, étaient en grève à tour de rôle. Les services essentiels, comme le 3-1-1 pour signaler une urgence, ont toutefois été assurés.

Le syndicat avait prévu une journée de grève générale, le 1er mars — la date limite pour payer les taxes municipales. Les syndiqués refusaient aussi de faire du temps supplémentaire.

Ils craignaient que Montréal cherche à réduire la rémunération globale des cols blancs de 12 à 14 pour cent et à éliminer toutes les balises en matière de sous-traitance, malgré les risques révélés par la Commission Charbonneau.

Les cols blancs sont sans contrat de travail depuis quatre ans.