Les communautés noires de Montréal font «front commun» pour leurs jeunes

MONTRÉAL – Le premier Sommet socio-économique pour le développement des jeunes des communautés noires a marqué, samedi, l’aboutissement d’une consultation publique d’un an sur la question.

Quatre mesures ont été mises de l’avant pour contrer le décrochage scolaire, stimuler l’entrepreneuriat et briser l’isolement de ces communautés particulièrement affectées par le chômage et la criminalité.

Le président de l’événement, Édouard Staco, estime que ces quatre projets, dont des programmes de soutien aux familles et d’accompagnement aux études, requerront 7 millions $ sur trois ans.

Les communautés africaine, caribéenne, haïtienne et anglophone se sont engagées à financer la moitié de cette somme — un objectif «pratiquement atteint», a ajouté M. Staco.

Il croit que le soutien financier de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec, qui ont collaboré à la mise sur pied du Sommet, ne saurait tarder.

Les communautés noires représentent 10 pour cent de la population montréalaise, ce qui fait d’elles le plus important groupe de minorités visibles de la ville, a indiqué l’organisation.

Leur revenu moyen se situe à 22 822 $, un montant nettement inférieur à celui de l’ensemble des Québécois qui se s’élève à 32 074 $, est-il précisé par communiqué.

Grâce à ces quatre initiatives, Édouard Staco espère «inverser cette stabilité dans les chiffres, où depuis quarante ans, le taux de chômage chez les jeunes des communautés noires est deux fois plus élevé que la moyenne».

«Quand on a sondé les jeunes, ils nous ont dit qu’ils étaient confiants dans leur potentiel, ce dont ils avaient besoin, c’est l’égalité des chances, cet accès à certains capitaux», a-t-il exposé.