Les conditions météo sont en partie responsables d’un écrasement à Montréal en 2021

MONTRÉAL — Le Bureau de la sécurité des transports du Canada conclut que ce sont les conditions météorologiques et des problèmes de moteur qui ont contribué à l’accident mortel d’un petit avion qui remorquait une banderole de demande en mariage au-dessus de Montréal en 2021.

L’unique passager de l’appareil est mort et le pilote a été grièvement blessé lorsque le Cessna 172M, qui tirait une banderole «Veux-tu m’épouser», s’est écrasé près du pont de la Concorde, entre l’île Sainte-Hélène et la Cité du Havre, le 2 octobre 2021.

L’appareil, exploité par Publicité Aéro-Gramme, avait décollé de l’aérodrome de Saint-Mathieu-de-Laprairie, en Montérégie.

Dans son rapport d’enquête, publié mercredi, le Bureau de la sécurité des transports (BST) conclut que l’avion a perdu de la puissance motrice quelque part au-dessus du fleuve Saint-Laurent, près du pont de la Concorde. Le pilote a alors tenté un atterrissage d’urgence sur l’avenue Pierre-Dupuy, près d’Habitat 67, mais l’aile gauche a fauché la cime des arbres, lit-on dans le rapport du BST.

L’avion s’est mis alors à «faire la roue» et a percuté le sol avant de prendre feu. Le pilote, grièvement blessé, a réussi à sortir de l’appareil, mais le passager ne l’a pas pu.

Le BST conclut que «les conditions atmosphériques propices au givrage du carburateur ont fort probablement causé la formation de givre qui aurait réduit la capacité du moteur à produire suffisamment de puissance pour permettre à l’aéronef de maintenir son altitude». Cette perte de puissance aurait alors obligé le pilote à voler à une altitude inférieure à celle initialement prévue dans son plan.

Le rapport indique que le pilote a décidé de décoller alors qu’il était au courant des mauvaises conditions, probablement en raison de ce que le BST appelle «un biais cognitif inconscient», qui pousse à «s’en tenir au plan d’action initial en dépit des conditions changeantes».

De plus, dans ce cas précis, «des facteurs tels que la pression d’effectuer le vol dans les délais prévus (avant le départ de la cliente prévu le lendemain) ainsi que la nature du vol (une demande en mariage) ont pu avoir une influence sur la décision d’effectuer et de poursuivre le vol prévu, et ce, même si les conditions météorologiques étaient défavorables», avance le BST.

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