Les conservateurs du N.-B. excluraient toute taxe sur le carbone

MONCTON, N.-B. — Le chef du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick s’est officiellement rangé derrière ses homologues de l’Ontario, de la Saskatchewan et de l’Alberta, lundi, en promettant que s’il était élu le 24 septembre, son gouvernement n’imposerait pas de taxe sur le carbone aux consommateurs.

Blaine Higgs a soutenu lundi qu’un gouvernement conservateur «s’acquitterait de ses obligations en matière d’environnement» autrement qu’avec une taxe à la consommation — sans préciser de quelle façon.

M. Higgs a déjà déclaré publiquement que s’ils étaient élus, les conservateurs se joindraient aux autres gouvernements conservateurs qui contestent devant les tribunaux l’obligation fédérale faite aux provinces d’imposer un juste prix au carbone.

Le gouvernement libéral de Brian Gallant n’a pas imposé aux consommateurs de taxe provinciale sur le carbone: il a plutôt choisi de consacrer une partie de l’actuelle taxe d’accise sur l’essence à un fonds de lutte contre les changements climatiques, et il se fie à Ottawa pour réglementer les émissions des industries. M. Gallant a estimé lundi que la voie judiciaire proposée par M. Higgs serait probablement vouée à l’échec, et les conservateurs devraient ensuite accepter le mode de tarification dicté par Ottawa.

Chez les verts, le parti a déjà accepté le plan fédéral prévoyant l’imposition d’une taxe sur le carbone, et il a promis de travailler avec Ottawa pour déterminer à quels endroits ces recettes fiscales seraient dépensées au Nouveau-Brunswick.

Le chef du Parti vert, David Coon, a par ailleurs lancé officiellement lundi, à Fredericton, sa plate-forme de campagne, coiffée du slogan «La voie verte du changement». Cette plate-forme prévoit notamment un plafond pour les émissions industrielles de carbone, des améliorations majeures dans les transports collectifs et un soutien à la construction d’infrastructures qui encourageront des modes de transport sains comme la marche et le vélo.

Le Parti vert, qui a fait élire en 2014 son tout premier député — le chef Coon —, interdirait également l’extraction du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick, exigerait que la moitié de l’électricité soit produite à partir d’énergies renouvelables d’ici 2025, et fournirait du financement aux propriétaires de résidences et aux entrepreneurs qui se convertiraient à ces énergies.

De leur côté, les libéraux ont promis lundi qu’ils augmenteraient progressivement le salaire minimum à 14 $ l’heure d’ici 2022. Le gouvernement Gallant a augmenté le salaire minimum à quatre reprises depuis son élection en 2014, ce qui représente une augmentation de 12,5 pour cent. Les néo-démocrates ont quant à eux promis de hausser le salaire minimum à 15 $ — il est actuellement de 11,25 $.

La chef du NPD, Jennifer McKenzie, a par ailleurs promis lundi qu’un gouvernement néo-démocrate créerait dès son premier mandat une nouvelle agence publique pour assurer les soins à domicile, de concert avec l’actuel Programme extra-mural du Nouveau-Brunswick, financé par les fonds publics mais dispensé par le privé.