Les conservateurs du Nouveau-Brunswick se préparent à gouverner

FREDERICTON — Le chef progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick a prévenu mardi qu’il se préparerait cette semaine à former un gouvernement apte à diriger la province une fois que le parti aura été invité à le faire.

Blaine Higgs a indiqué qu’il rencontrerait son caucus pour déterminer qui serait ministre et comment un gouvernement progressiste-conservateur procéderait.

En maintenant toujours la pression sur ses adversaires libéraux au lendemain du scrutin très serré du 24 septembre, M. Higgs a de nouveau appelé le premier ministre à renoncer au pouvoir. Brian Gallant, de son côté, veut soumettre ce mois-ci un discours du Trône au vote des députés à l’Assemblée législative, en espérant former un gouvernement minoritaire.

M. Higgs estime que le premier ministre Gallant souhaite simplement gagner du temps dans l’espoir qu’un élu rejoindra les rangs libéraux, mais il soutient que cela ne se produira pas car «le compte n’y est pas».

Selon M. Higgs, l’incapacité de M. Gallant à faire passer les intérêts de la province avant son ambition personnelle provoque chez les citoyens «de la confusion, de l’incertitude et, dans certains cas, de la colère».

Les progressistes-conservateurs préparent aussi une nouvelle contestation judiciaire des résultats dans la circonscription de Saint John Harbour, qu’ils ont perdue par 10 voix aux mains des libéraux. Les conservateurs ont précédemment soutenu qu’une quarantaine d’électeurs y avaient voté deux fois.

Après les dépouillements judiciaires dans trois circonscriptions la semaine dernière, le résultat des élections générales du 24 septembre demeure inchangé: 22 sièges pour les progressistes-conservateurs, 21 pour les libéraux, trois pour le Parti vert et trois autres pour l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick.

Les plus populaires