Les contrôleurs routiers et le gouvernement arrivent à une entente de principe

MONTRÉAL — La Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) et le gouvernement sont arrivés à la conclusion d’une entente de principe, mardi soir.

Les quelque 300 contrôleurs routiers représentés par la FCCRQ, affiliée à l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), étaient sans convention collective depuis le 1er avril 2020. 

Selon le gouvernement, l’entente permettra «d’améliorer les conditions de travail et la rémunération des contrôleurs routiers, mais également d’accroître les services à la population par des mesures visant l’amélioration de la sécurité des usagers sur la route».

Des gains notables ont été réalisés en ce qui concerne les horaires de travail et des augmentations salariales substantielles ont été obtenues, a indiqué la FCCRQ-AFPC, dans un communiqué.

«Les négociations ont été extrêmement difficiles. Les contrôleurs routiers sont maintenant mobilisés plus que jamais et c’est grâce à cette mobilisation que nous avons pu faire des gains très importants», souligne Natalie Rainville, conseillère syndicale de l’AFPC-Québec.

Les détails de l’entente demeurent confidentiels jusqu’à ce qu’elle soit entérinée par les membres. 

«Je tiens à remercier les équipes de négociation qui ont permis d’en arriver à cette entente de principe, mais également à souligner le travail des contrôleurs routiers qui contribuent à rendre nos routes sécuritaires», dit la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, dans un communiqué. 

Les contrôleurs routiers indiquent qu’ils ont d’autres batailles à mener, au-delà de la convention collective. 

«Les contrôleurs routiers doivent être respectés en tant qu’agents de la paix. Ils ont tous les pouvoirs de fouille et d’inspection pour contribuer efficacement à rendre nos rues plus sécuritaires. C’est ce qu’ils veulent. Tout ce qu’il manque, c’est le mandat et les outils pour faire leur part. Et ces revendications demeureront prioritaires pour le syndicat», réitère Yvon Barrière, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec.

En effet, en novembre dernier, les contrôleurs routiers étaient revenus à la charge avec leur demande d’être armés, pour leur protection et celle du public.

Leur syndicat, la FCCRQ, voulait aussi que les contrôleurs routiers passent sous l’autorité du ministère de la Sécurité publique plutôt que sous celle de la Société de l’assurance automobile du Québec.

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