Les corps des trois victimes ont été retrouvés à Saint-Roch-de-l’Achigan

MONTRÉAL — Les corps des trois personnes qui étaient portées disparues depuis la violente explosion survenue jeudi dernier à Saint-Roch-de-l’Achigan ont été retrouvés lundi sur le site de l’entreprise Propane Lafortune.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé lundi soir que les recherches qui étaient en cours depuis quatre jours ont permis de localiser les dépouilles des trois victimes. Aucune information n’a été divulguée dans l’immédiat concernant leurs identités.

«Les victimes seront transportées au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale pour que des expertises soient effectuées, mais également afin d’identifier formellement les victimes selon les demandes du Bureau du coroner», a précisé Hélène St-Pierre, porte-parole de la SQ.

Au lendemain de l’explosion, il avait été révélé que deux employés et un sous-traitant de Propane Lafortune manquaient toujours à l’appel. La SQ avait aussi indiqué qu’elle était en communication avec trois familles.

La cause de l’explosion n’a pas encore été déterminée et l’enquête policière menée par la SQ se poursuit. Les enquêteurs vont d’ailleurs continuer de rencontrer des témoins pour faire la lumière sur cet incident.

«Des techniciens en scènes d’incendies et des enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec poursuivent l’analyse de la scène et travaillent en partenariat avec des experts du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, ainsi qu’avec le Bureau de la sécurité des transports du Canada», a ajouté la sergente St-Pierre.

Les résidents de Saint-Roch-de-l’Achigan s’étaient réunis dimanche pour une messe en solidarité avec les familles des trois personnes qui étaient alors portées disparues. Plusieurs centaines de personnes se trouvaient sur les bancs de l’église locale lorsque la cérémonie a commencé, peu après 10h30.

Si la police avait déclaré la semaine dernière qu’elle ne croyait pas que l’explosion était un acte criminel, la sergente St-Pierre s’est montrée plus prudente lorsque questionnée à ce sujet, dimanche, en affirmant qu’il «était encore trop tôt pour se prononcer sur les causes et les circonstances entourant cet événement».

Elle a ajouté que des «démarches légales» devaient être entreprises pour permettre aux enquêteurs de poursuivre leur travail, mais elle n’a pas ajouté de précision à ce sujet.

Les recherches sur le terrain n’ont pas été simples pour la SQ dans les premières heures qui ont suivi l’explosion. D’abord, le feu a mis plusieurs heures avant d’être maîtrisé par les pompiers, puis, le lendemain, une tempête de neige s’est abattue sur la petite municipalité de la région de Lanaudière.

«C’est une scène extérieure qui est endommagée: il y a eu le feu, l’explosion… il y a des débris qui ont revolé sur plusieurs dizaines de mètres», avait souligné jeudi soir la sergente Éloïse Cossette, également porte-parole de la SQ.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.