Les débardeurs du port de Montréal ont ouvert la traditionnelle marche du 1er mai

MONTRÉAL — Comme c’est devenu la tradition depuis plusieurs années, des travailleurs ont marché samedi après-midi dans les rues de Montréal pour souligner le 1er mai.

Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal ont ouvert la marche, eux qui estiment que leur droit de grève a été brimé par l’adoption d’une loi spéciale forçant leur retour au travail par le Parlement fédéral.

Les marcheurs s’étaient donné rendez-vous au parc La Fontaine, dans le centre-sud de Montréal.

« Nous sommes heureux de marcher avec nos confrères et consœurs en cette fête internationale des travailleuses et travailleurs malgré le fait que ce soit une journée bien triste pour les syndiqués au pays», a déclaré Michel Murray, conseiller syndical et porte-parole du Syndicat des débardeurs (SCFP 375) dans un communiqué publié avant la manifestation.

«Visiblement, on a beaucoup de chemin à faire vu que les droits des salariés peuvent être si facilement bafoués», a-t-il ajouté.

De son côté, la Coalition montréalaise du 1er mai disait vouloir manifester pour réclamer que la santé mentale des travailleurs soit mieux protégée.

Selon cette coalition, les effets de la pandémie de COVID-19 sur les travailleurs ont démontré la nécessité de «reconnaissance des maladies psychologiques».

La Coalition demande également «un meilleur accompagnement des victimes d’accident de travail ou de maladies professionnelles».

Par ailleurs, ce n’est pas un hasard si le salaire minimum passe à 13,50 $ l’heure à compter de ce samedi 1er mai au Québec — en hausse de 40 cents. Le salaire minimum des employés à pourboire passe à 10,80 $ l’heure, en hausse de 35 cents. Plusieurs syndicats estiment toutefois que c’est insuffisant pour sortir les gens de la pauvreté.

Selon les statistiques fournies par le gouvernement, 287 000 personnes gagnent le salaire minimum au Québec, dont plus de la moitié sont des femmes.

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