Les déléguées de la FIQ et de l’APTS rejettent l’offre bonifiée de Québec

MONTRÉAL — Les déléguées qui représentent les 131 000 membres de la FIQ et de l’APTS ont rejeté l’offre bonifiée de Québec, présentée mercredi dernier.

La Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) ainsi que l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) font alliance pour la présente négociation des conventions collectives, mais pour les questions intersectorielles — comme les salaires.

Réunies dans leur instance respective, les déléguées de chaque organisation syndicale viennent donc de rejeter l’offre bonifiée qui avait été présentée par la présidente du Conseil du trésor Sonia LeBel, le 31 mars.

Mais l’alliance FIQ-APTS estime que cette offre bonifiée est «sensiblement la même que celle d’il y a 10 mois».

L’offre bonifiée maintenait l’offre de 5 % sur trois ans, soit des augmentations successives de 1,75 %, puis 1,75 %, puis 1,5 % pour l’ensemble des employés de l’État. Mais elle incluait une majoration possible de 1 % si l’inflation dépassait 5 % pour cette période et si la croissance économique prévue par le gouvernement était au rendez-vous. L’offre incluait aussi des montants forfaitaires supplémentaires.

«Le gouvernement est cohérent avec les engagements que nous prenons depuis des années. Notre offre est généreuse. Près de 1 milliard $ de plus! J’espère une entente rapidement au bénéfice de toutes et tous», avait lancé la ministre LeBel, lors du dépôt de cette offre.

Mais l’alliance FIQ-APTS estime que cette offre bonifiée est «sensiblement la même que celle d’il y a 10 mois».

Les présidentes de la FIQ, Nancy Bédard, et de l’APTS, Andrée Poirier, ont insisté sur le fait que le gouvernement devait «absolument s’attaquer au rattrapage salarial» de ces travailleuses de la santé et des services sociaux.

«Garantir le pouvoir d’achat ne permet pas de corriger des décennies d’augmentations salariales en dessous du niveau de l’inflation. Le gouvernement devra proposer de nouvelles offres avec des bonifications salariales significatives s’il veut en arriver à une entente», ont affirmé les deux dirigeantes syndicales dans une déclaration commune.

La FIQ représente la majorité des infirmières et infirmières auxiliaires au Québec. L’APTS représente des travailleuses sociales, nutritionnistes, techniciennes en radiologie, en laboratoire et autres en santé et services sociaux, notamment dans les centres jeunesse.

La FIQ a déjà conclu une entente de principe avec Québec pour ce qui est des conditions de travail de ses membres, qui prévoit notamment l’ajout de postes, ce qui devrait permettre de réduire le fameux TSO — heures supplémentaires obligatoires — tant décrié. Mais cette entente n’est pas encore entrée en vigueur, puisque les négociations avec Québec ne sont pas complétées.

«L’ajout de postes dans le réseau de la santé et des services sociaux n’aura aucun effet s’il ne s’accompagne pas d’une reconnaissance de celles et ceux qui offrent tous les jours les soins et services essentiels à la population. Ni les professionnelles en soins, ni le personnel professionnel et technique, ni la population ne sont dupes», ont conclu Mmes Poirier et Bédard.

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