Les députés en Nouvelle-Écosse se penchent sur la situation dans les urgences

HALIFAX — Le système des urgences en Nouvelle-Écosse a besoin d’un changement immédiat pour remédier aux longs délais d’attente et aux pénuries de personnel, a estimé mercredi la sous-ministre de la Santé.

Jeannine Lagassé a déclaré à un comité législatif qu’elle était «très consciente» que des réformes étaient nécessaires de toute urgence pour améliorer le système de santé de la province.

«La réalité à laquelle nous sommes confrontés en Nouvelle-Écosse et dans tout le pays est que nos services d’urgence font face à une demande plus importante que jamais, a affirmé Mme Lagassé. La façon dont nous avons toujours fait les choses ne fonctionne pas: le moment est venu de changer.»

Les hôpitaux de la Nouvelle-Écosse admettent présentement un nombre élevé de malades, car la grippe saisonnière, le virus respiratoire syncytial et la COVID-19 circulent tous en même temps.

Le chef de la pédiatrie à l’Hôpital pour enfants de Halifax soutenait la semaine dernière qu’en 30 ans de pratique, il n’avait jamais vu autant d’enfants malades dans les hôpitaux de la Nouvelle-Écosse.

Par ailleurs, il y a aussi en Nouvelle-Écosse un grand nombre de postes vacants en soins infirmiers, a souligné mercredi Mme Lagassé. Mais la sous-ministre a estimé qu’en raison de la complexité du système de santé, on ne réduira pas les délais d’attente aux urgences simplement en embauchant plus de personnel.

Elle a ajouté que pour faire face aux pressions sur le système de santé, il faudra apporter de nombreux changements, notamment le recours à la téléconsultation dans les urgences et une plus grande flexibilité pour l’horaire du personnel, afin d’améliorer la rétention des employés.

Mme Lagassé a aussi mentionné que le gouvernement envisagerait d’augmenter les salaires des infirmières, «mais nous pensons qu’il y a un certain nombre de choses au-delà de la négociation collective» qui peuvent aider au recrutement et à la rétention.

Avant la réunion du comité, la porte-parole néo-démocrate en matière de santé, Susan Leblanc, avait demandé au gouvernement de s’attaquer sans tarder aux longs délais d’attente dans les salles d’urgence en investissant dans le système de santé.

«Le gouvernement doit faire des choix et le premier ministre doit choisir de placer les fonds publics là où ils sont les plus nécessaires et d’améliorer les choses dans les salles d’urgence de la province», a indiqué Mme Leblanc dans un communiqué.

La députée néo-démocrate plaide que les travailleurs de la santé vont bien au-delà de tout ce qu’on leur demande normalement pour soigner les patients, et elle estime que le gouvernement doit maintenant recruter plus de personnel pour travailler aux urgences.

Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière des Bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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