Les députés péquistes sont réunis dans les Laurentides

Trois mois après la débâcle électorale d’octobre, les élus du Parti québécois (PQ) se réunissent dans les Laurentides pour penser à la reconstruction et préparer la session parlementaire de février.

Les dix députés seront isolés dans une auberge de Sainte-Agathe-des-Monts, mercredi et jeudi, dans une région où le PQ dominait autrefois mais d’où il a été complètement délogé par la Coalition avenir Québec (CAQ).

Rappelons qu’aux élections générales d’octobre, le PQ a perdu son statut d’opposition officielle, passant de 28 députés, à la dissolution de la Chambre, à 10, devenant ainsi la deuxième opposition.

Les rescapés se pencheront notamment sur différents scénarios, soit la tenue d’un congrès et la course à la direction.

Quand et dans quel ordre ces grands rendez-vous auront lieu? Plusieurs options sont sur la table, mais un consensus pourrait se dégager, a indiqué une source du Parti québécois (PQ) à La Presse canadienne en début de semaine.

La proposition finale est du ressort de l’exécutif national du PQ, mais les députés pourront en discuter et leur position sera relayée dans les instances.

Par ailleurs, les députés définiront leur position relativement aux trois projets de loi déposés par le gouvernement Legault à la très courte session d’automne.

Il y a notamment le projet de loi visant à rehausser l’âge légal pour consommer du cannabis de 18 à 21 ans. Le PQ estime toujours qu’il s’agit d’une mesure «populiste et démagogique» et souhaite des consultations les plus larges possible.

En outre, l’opposition péquiste a aussi des réserves sur le projet de loi visant à diminuer les taxes scolaires. Selon le PQ, cette mesure est inéquitable puisque seuls les propriétaires peuvent en bénéficier. Il demande un mécanisme pour que cette baisse de taxes se reflète aussi dans le loyer des locataires.

Enfin, l’opposition péquiste est favorable au projet de loi pour la nomination du commissaire de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avec un vote aux deux tiers de l’Assemblée nationale.