Les deux hommes qui ont battu un chauffeur de la STM condamnés à 5 ans de prison

MONTRÉAL – Les deux jeunes hommes coupables d’avoir violemment battu un chauffeur d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) en avril 2013 ont été condamnés à cinq ans de prison, mercredi.

Jeffrey St-Cloud et Daniel Quiroz-Rivas avaient plaidé coupable à une accusation de voies de fait graves à la suite d’une agression survenue à bord d’un autobus et qui avait été filmée par des caméras à bord du véhicule.

Dans la nuit du 24 avril 2013, les deux accusés, accompagnés d’un jeune homme mineur au moment des faits, avaient voulu monter à bord de l’autobus entre deux arrêts, ce que le chauffeur, Marc-Olivier Fortin, avait refusé. Après être finalement entrés dans l’autobus, ils s’étaient assis à l’arrière, d’où ils avaient lancé des injures à l’endroit du chauffeur. Ils s’étaient ensuite avancés et avaient craché sur le chauffeur, qui s’était levé. Les accusés l’avaient alors roué de coups à la tête.

Le chauffeur, aujourd’hui âgé de 39 ans, a subi de graves blessures et a même été dans le coma. Il en garde des séquelles et doit prendre une multitude de médicaments. Il n’a plus reconduit d’autobus depuis l’incident.

En prononçant la peine, la juge a parlé d’une attaque d’une violence inouïe et d’une brutalité incroyable.

En raison de leur détention préventive, Jeffrey St-Cloud devra encore demeurer trois années derrière les barreaux, tandis que Daniel Quiroz-Rivas n’aura plus que six mois à purger.

La victime n’était pas dans la salle au moment du prononcé de la peine, mais son père, Yves Fortin, était sur place.

«J’espère juste que la société va s’améliorer, qu’on puisse vivre décemment dans notre beau pays. J’espère juste que la société va s’outiller, se donner des outils pour faire en sorte que tout un chacun soit libre de bien vivre et qu’on ait du plaisir dans notre société», a-t-il déclaré.

Plusieurs représentants syndicaux de la STM s’étaient également déplacés pour entendre la peine. L’un de ces représentants, Renato Carlone, aurait préféré une peine plus sévère.

«Moi et les chauffeurs d’autobus, on ne pourra jamais être satisfaits avec la sentence d’aujourd’hui. Il est venu travailler ce soir-là pour gagner sa vie, et aujourd’hui, et pour le restant de ses jours il ne sera plus jamais pareil», a-t-il déploré.

(Collaboration Cogeco Nouvelles)