Les deux pilotes d’Air Transat arrêtés en Écosse ont été libérés

MONTRÉAL – Les deux pilotes d’Air Transat arrêtés la semaine dernière à Glasgow parce qu’on les soupçonnait d’être en état d’ébriété avant de prendre les commandes d’un avion ont été remis en liberté, mardi, en attendant la suite des procédures.

À la suite de leur passage devant un tribunal écossais, Jean-François Perreault, âgé de 39 ans, et Imran Zafar Syed, 37 ans, respectivement pilote et copilote, ont dû remettre leur passeport aux autorités et s’engager à ne pas quitter le pays.

La date de leur prochaine comparution demeure inconnue pour le moment.

Selon la BBC, les deux hommes n’ont pas enregistré de plaidoyer ou fait de commentaires au cours de leur brève audience devant le tribunal de Paisley, avant de quitter discrètement.

Ils sont accusés en vertu de l’article 93 de la loi sur la sécurité des transports au Royaume-Uni, qui interdit à un pilote «d’effectuer une fonction lorsque la proportion d’alcool dans son haleine, son sang ou son urine dépasse la limite prescrite».

La limite prescrite en question est de neuf microgrammes d’alcool par 100 millilitres.

MM. Perreault et Syed avaient été appréhendés le 18 juillet avant de prendre les commandes d’un Airbus A310 d’Air Transat, qui devait transporter 243 personnes à destination de Toronto. Ce sont des membres d’équipage qui auraient manifesté de l’inquiétude quant à la capacité des deux pilotes à effectuer le vol.

La BBC affirme également que les deux hommes ne sont plus accusés d’avoir eu un comportement menaçant ou agressif.

Accusés à titre personnel en vertu de la loi sur la sécurité des transports au Royaume-Uni, les deux hommes ont également été suspendus par l’employeur jusqu’à la fin de son enquête interne.

Jusqu’ici, le transporteur aérien a refusé de commenter en détail la situation, réitérant qu’il ne tolérait aucun écart en matière de consommation d’alcool et que ses règles internes sont encore plus strictes que les réglementations canadienne et européenne à cet égard.

Il a toutefois assuré que tous les passagers importunés seraient dédommagés en vertu de la réglementation européenne, qui prévoit un dédommagement de 600 euros (865 $) en cas d’annulation d’un vol dont le trajet dépasse 3500 kilomètres.

Transports Canada a déjà précisé que le ministère suivait la situation, et qu’il comptait se pencher sur le dossier des deux pilotes.