Les différentes mesures d’urgence à travers les provinces et territoires

Rassemblements interdits, déplacements limités, écoles fermées: chaque province et territoire s’est doté de ses propres mesures d’urgence pour tenter de contenir la pandémie de COVID-19. Voici un aperçu de la manière dont les différents gouvernements tentent jusqu’à présent de prévenir la propagation du nouveau coronavirus:

COLOMBIE-BRITANNIQUE

La Colombie-Britannique a déclaré l’état d’urgence provincial le 18 mars, un jour après avoir d’abord décrété un état d’urgence sanitaire.

Ceci donne à la province le pouvoir de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les citoyens, y compris en portant des accusations contre ceux qui ne se conforment pas aux directives de santé publique.

La revente de produits essentiels tels que des aliments et du matériel désinfectant a été interdite.

Tous les frais de stationnement dans les hôpitaux ont été suspendus pour la durée de la pandémie afin de garantir un accès plus sûr aux établissements, tant pour les patients que le personnel.

Les autorités ont interdit les rassemblements de plus de 50 personnes, notamment dans les restaurants, les lieux de culte, les théâtres, les casinos, les arénas et les sites extérieurs, ce qui a forcé l’annulation du Festival international de jazz TD de Vancouver en juin.

Tous les parcs provinciaux sont maintenant fermés.

Les voitures ne peuvent plus circuler sur la plupart des routes du parc Stanley de la ville de Vancouver, afin de laisser plus d’espace aux cyclistes et aux piétons.

ALBERTA

L’Alberta a déclaré l’état d’urgence sanitaire le 17 mars.

La province a accordé aux forces de l’ordre le plein pouvoir de faire respecter les directives et d’imposer des amendes en cas d’infraction.

Des restrictions ont été imposées sur les rassemblements intérieurs et extérieurs de plus de 15 personnes, y compris dans les lieux de culte et à l’occasion de mariages ou de funérailles.

Les petits groupes de gens qui se réunissent doivent maintenir une distance de deux mètres entre eux.

Toutes les entreprises jugées non essentielles ont été fermées.

Les restaurants peuvent continuer d’offrir des commandes à emporter ou la livraison à domicile.

L’accès aux parcs provinciaux et aux terres publiques est désormais interdit aux véhicules.

Les Albertains mis en quarantaine ne peuvent pas quitter leur domicile avant 14 jours. Ceux qui résident dans des immeubles à logements doivent aussi s’abstenir d’emprunter les ascenseurs.

Il y a également une nouvelle restriction sur les visiteurs dans les hôpitaux, dans les résidences pour personnes âgées et dans les foyers de soins de longue durée, bien que des exceptions puissent être accordées en cas d’accouchement ou d’enfant hospitalisé.

SASKATCHEWAN

Le premier ministre Scott Moe a décrété l’état d’urgence le 18 mars.

Celui-ci donne aux policiers le pouvoir de faire appliquer les consignes du médecin hygiéniste en chef.

Les rassemblements publics sont limités à un maximum de 10 personnes.

Les discothèques et bars sont fermés, sauf pour les commandes à emporter, que ce soit de la nourriture ou de l’alcool.

Les installations de loisirs de divertissement sont également fermées.

Les cliniques dentaires, d’optométrie, de chiropratique et podiatrie peuvent seulement accueillir des patients en cas d’urgence.

Tous les travailleurs dans les centres de soins de longue durée doivent faire vérifier leur température et sont étroitement surveillés pour le moindre signe d’infection à la COVID-19.

Le gouvernement provincial a promis des bourses d’urgence ponctuelles pour les étudiants de niveau postsecondaire dont les études et les emplois ont été affectés par la pandémie.

MANITOBA

L’état d’urgence a été décrété le 20 mars au Manitoba.

Le nombre maximal de personnes pouvant participer à un même rassemblement est passé de 50 à 15.

Cette restriction s’applique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, dans les lieux de cultes et pour des événements familiaux tels que des mariages et funérailles.

Le Manitoba impose lui aussi des amendes aux contrevenants.

Le Dauphin’s Countryfest, un rendez-vous musical incontournable depuis plus de 30 ans dans la province, a été annulé.

Les entreprises jugées non essentielles ont été sommées de fermer leurs portes, à partir du 1er avril dans le cas des bars, entre autres.

Les restaurants peuvent rester ouverts pour les commandes à emporter ou la livraison à domicile seulement.

Les fermetures ne touchent pas les établissements de santé, les services gouvernementaux et autres institutions.

Les citoyens affectés par les répercussions économiques de la crise n’auront pas à payer de pénalités et d’intérêts sur les factures de services publics et sur les impôts fonciers.

Les augmentations de loyer sont gelées jusqu’au 31 mai, au moins.

Aucun visiteur n’est autorisé à pénétrer dans les établissements de soins de longue durée et les hôpitaux, à quelques exceptions près, pour motifs humanitaires.

Les festivités entourant le 150e anniversaire du Manitoba ont été reportées.

ONTARIO

L’Ontario a déclaré l’état d’urgence le 24 mars. L’Assemblée législative doit siéger mardi afin de prolonger l’état d’urgence provincial pour une durée de 28 jours.

Toutes les entreprises jugées non essentielles ont dû fermer leurs portes.

Le milieu de la construction a été mis en veilleuse à l’exception de certains projets, comme ceux autour des centres hospitaliers.

Tous les bars et restaurants ont été fermés, sauf pour les commandes à emporter et la livraison à domicile.

La province autorise toujours la livraison de cannabis.

Tout rassemblement public de plus de cinq personnes, y compris dans les lieux de culte, est interdit.

Les parcs provinciaux sont eux aussi fermés.

La Ville de Toronto a également fermé les terrains de jeux et de sports, les parcs à chiens, les parcs de planche à roulettes et les aires de pique-nique. Les stationnements dans les parcs sont également fermés.

L’Ontario a prolongé l’état d’urgence provincial jusqu’au 23 avril, au moins.

La province compte quadrupler ses efforts de dépistage de la COVID-19 d’ici le 6 mai.

QUÉBEC

Le Québec a déclaré l’état d’urgence sanitaire le 13 mars et l’a renouvelé une semaine plus tard.

Le gouvernement a réduit ses services non prioritaires et interdit tout rassemblement entre personnes qui ne vivent pas dans la même demeure, qu’il prenne place à l’intérieur ou l’extérieur.

Tous les événements sportifs et culturels prévus cet été ont dû être annulés ou reportés, dont la Coupe Rogers qui ne reviendra à Montréal qu’en août 2021. Les équipes des grandes ligues professionnelles pourraient toutefois reprendre leur saison.

Les autorités ont demandé aux policiers de mettre en place des points de contrôle routiers pour bloquer l’accès à des régions éloignées. Ces restrictions ont depuis été élargies pour limiter les déplacements vers le nord de Montréal, vers Charlevoix et vers le nord-est de la ville de Québec, où bon nombre de chalets sont à louer.

La province a également interdit les visites non essentielles dans les hôpitaux, les centres d’hébergement et de soins de longue durée, de même qu’entre les enfants placés en familles d’accueil et leurs parents biologiques.

Des cliniques désignées ont été mises en place pour les personnes présentant des symptômes de COVID-19.

Afin de donner un répit aux travailleurs du commerce de détail, les magasins sont dorénavant fermés les dimanches, à l’exception des pharmacies, stations-service, dépanneurs et restaurants.

La mairesse de Montréal a à son tour déclaré l’état d’urgence pour aider les forces de l’ordre à contenir la propagation du virus parmi les personnes sans-abris dans la métropole.

NOUVEAU-BRUNSWICK

L’état d’urgence a été décrété le 19 mars au Nouveau-Brunswick.

Les commerces servant de la boisson et de la nourriture doivent se limiter aux commandes à emporter et à livrer.

Les clients ne sont pas autorisés à entrer dans les commerces, sauf pour aller se procurer de la nourriture, des médicaments, du carburant ou d’autres biens essentiels.

De nombreux fournisseurs de services de santé — comme les chiropraticiens, les dentistes et les optométristes — ne peuvent pas recevoir de patients en personne, sauf en cas d’absolue nécessité.

Aucun rassemblement de plus de dix personnes n’est autorisé et les résidents sont invités à rester chez eux autant que possible. Il leur est demandé de repousser leurs courses non essentielles.

Tous les terrains de jeux de la province sont fermés, mais certains parcs publics et sentiers pédestres restent ouverts. Les mesures de distanciation physique doivent bien sûr y être respectées.

NOUVELLE-ÉCOSSE

La Nouvelle-Écosse a déclaré l’état d’urgence le 22 mars et l’a depuis prolongé jusqu’au 19 avril.

Les foyers de soins et établissements de soins de longue durée sont fermés aux visiteurs.

Les restaurants doivent se limiter aux commandes à emporter et à la livraison à domicile. Les débits de boissons sont pour leur part fermés.

Deux centres d’évaluation mobiles ont été déployés pour contribuer aux efforts de dépistage.

ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD

Le premier ministre Dennis King a déclaré l’état d’urgence sanitaire le 16 mars.

Les bibliothèques, écoles, garderies et centres d’entraînement ont notamment dû fermer leurs portes, et les rassemblements sont tous interdits.

Les hôpitaux limitent l’accès aux visiteurs: une seule personne à la fois est autorisée à visiter les patients en soins palliatifs, en soins intensifs, en soins intensifs néonatals, en obstétrique et en pédiatrie.

Dans les établissements de soins de longue durée, les visites sont carrément interdites, sans exception.

Des amendes sont prévues pour toute personne potentiellement porteuse du virus qui ne se conforme pas à une directive d’auto-isolement.

Le gouvernement compte ouvrir une clinique externe pour augmenter sa capacité de dépistage et alléger la pression sur les hôpitaux.

Les paiements d’impôt foncier et autres frais provinciaux ont été reportés à la fin de l’année.

TERRE-NEUVE-ET-LABRADOR

La province a déclaré l’état d’urgence sanitaire le 18 mars.

Quiconque arrive de l’extérieur de la province doit s’auto-isoler pendant 14 jours.

Les autorités ont fait fermer la plupart des entreprises, à l’exception des épiceries, pharmacies, stations-service et autres commerces considérés comme essentiels.

Les rassemblements doivent se limiter à dix personnes, même en cas de funérailles et de mariage.

Les responsables de la santé publique ont le pouvoir de suspendre les droits et libertés de la personne en temps de crise pareille. Les contrevenants s’exposent à des amendes.

YUKON

Le Yukon a déclaré l’état d’urgence le 27 mars.

Des agents ont été déployés à l’aéroport de Whitehorse pour obtenir les coordonnées des voyageurs ainsi que des détails sur leurs plans d’auto-isolement, et pour rester à l’affût de tout symptôme de COVID-19.

Les résidants du Yukon qui reviennent d’un séjour à l’extérieur du territoire et qui présentent des symptômes sont mis en quarantaine, tandis que ceux qui ne présentent aucun symptôme doivent s’isoler à domicile pendant 14 jours. Cette consigne s’applique également aux travailleurs du secteur minier.

Le gouvernement a fermé les bars et limité les rassemblements à un maximum de dix personnes.

Les cours ont été suspendus jusqu’au 15 avril, au moins.

Les installations récréatives, les bibliothèques et les musées sont fermés, entre autres.

Les établissements de soins de longue durée sont fermés aux visiteurs et aux bénévoles, tandis que tous les services de santé non urgents ou de routine, y compris les analyses de laboratoire, les radiographies, la physiothérapie, l’ergothérapie et les soins dentaires sont suspendus.

TERRITOIRES DU NORD-OUEST

Les Territoires du Nord-Ouest ont déclaré l’état d’urgence sanitaire le 18 mars, et sont depuis passés à l’état d’urgence.

Les autorités exigent que toute personne provenant de l’extérieur du territoire s’auto-isole pendant 14 jours. Il est interdit de franchir ses points d’entrée, qu’ils soient aériens ou routiers.

Seuls les travailleurs des services essentiels tels que les professionnels de la santé peuvent traverser ses frontières.

Tous les rassemblements intérieurs et extérieurs doivent être annulés, peu importe leur taille.

De nombreuses entreprises ont dû cesser leurs activités.

Le gouvernement a déclaré qu’il apporterait son soutien aux familles autochtones qui souhaitent se rendre dans des camps de pêche et de chasse pendant que les consignes de distanciation sociale sont en vigueur. L’achat de matériel pour ces expéditions doit être subventionné à la hauteur de 2,6 millions $.

NUNAVUT

Le Nunavut a déclaré l’état d’urgence sanitaire le 20 mars, et l’a prolongé jusqu’au 16 avril, même si aucune infection à la COVID-19 n’a encore été dépistée sur le territoire.

Tout résident qui souhaite rentrer au bercail après un séjour à l’extérieur du Nunavut doit préalablement s’isoler pour une durée de 14 jours dans un des quatre endroits désignés à cet effet dans le sud du Canada.

Tous les déplacements non essentiels à des fins médicales ont été annulés.

Les rassemblements publics, y compris dans les terrains de jeux, les parcs et lors des services religieux, culturels ou spirituels, sont interdits.

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