Les Américains soulignent le 18e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001

NEW YORK — Les États-Unis ont souligné mercredi le 18e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 par des cérémonies solennelles et en réitérant leur promesse de «ne jamais oublier».

Il s’agit des attaques terroristes les plus meurtrières jamais perpétrées en sol américain.

La commémoration a débuté à «Ground Zero», à New York, par un moment de silence et le son des cloches à 8 h 46, l’heure à laquelle le premier avion a heurté la tour nord du World Trade Center. Des proches des victimes étaient sur place.

«Aussi longtemps que la ville va nous offrir ces moments, je serai présente, a confié Margie Miller, qui a participé à chacune des cérémonies depuis qu’elle a perdu son mari Joel dans les attentats de 2001. Je veux que les gens se souviennent.»

Après tant d’années de commémorations, elle en est venue à bien connaître les familles d’autres victimes et elle apprécie leur compagnie.

«Il y a des sourires à travers les larmes qui rappellent que l’on n’a pas fait tout ce chemin seul, que l’on est là les uns pour les autres», a-t-elle souligné.

Près de 3000 personnes ont été tuées lorsque les pirates de l’air ont précipité leurs avions contre les tours jumelles et le Pentagone. Un autre avion s’est écrasé dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie. Les noms de toutes les victimes sont lus chaque année à voix haute à «Ground Zero».

Le drapeau américain qui flotte au-dessus de la Maison-Blanche a été mis en berne.

Le président Donald Trump s’est rendu au Pentagone, où il a déposé une couronne de fleurs en hommage aux victimes avant de s’adresser à leurs proches en disant: «C’est votre anniversaire, celui de votre deuil personnel et permanent.»

«C’est le jour qui est repassé en boucle mille fois dans votre mémoire. Le dernier baiser. Le dernier appel. Les derniers mots si précieux. Je t’aime», a-t-il dit.

De son côté, le vice-président Mike Pence a été dépêché au troisième lieu de commémoration, celui de l’écrasement en Pennsylvanie.

Les répercussions de «l’après 11-Septembre»

Le pays vit toujours avec les répercussions de «l’après 11-Septembre». On peut en voir les impacts directs dans les imposants processus de sécurité des aéroports et dans le conflit en Afghanistan, où l’invasion américaine qui a suivi les attentats a empêtré les États-Unis dans la plus longue guerre de leur histoire.

Le legs politique du 11 septembre 2001 s’est également manifesté lors de la cérémonie à New York. Après avoir lu des noms de victimes, Nicholas Haros a profité de son moment sur l’estrade pour s’en prendre à la représentante démocrate Ilhan Omar, qui avait déclaré que «certaines personnes ont fait quelque chose» en référence aux tragiques événements.

«Madame, objectivement parlant, on sait qui a fait quoi», a déclaré celui qui a perdu sa mère, Frances.

«Nos libertés constitutionnelles ont été attaquées et les fondements de notre nation basés sur les valeurs judéo-chrétiennes ont été attaqués. C’est ça que « certaines personnes » ont fait. Vous saisissez maintenant?», a-t-il lancé sous les applaudissements.

Ilhan Omar avait précisé ne pas vouloir minimiser les attentats et avait souligné que ses paroles avaient été prises hors contexte par ses opposants.

De l’autre côté, une autre proche de victimes, Zaheda Rahman, a rappelé que des musulmans aussi ont perdu la vie dans la tragédie new-yorkaise.

Son oncle Abul Chowdhury était un «fier Américain musulman» qui menait sa vie avec une nature insouciante et un penchant pour l’aventure.

D’autres commentaires ont suscité des applaudissements, dont des messages en faveur d’un contrôle plus sévère des armes à feu.

Des gens ont insisté sur l’importance d’honorer la mémoire des premiers répondants qui ont souffert, qui sont morts ou tombés malades en raison de la fumée et de la poussière qu’ils ont respirées en tentant de venir en aide aux victimes.

Dans la même catégorie
Boutique Voir & L'actualité

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie

Commentaires
Laisser un commentaire