L’Abitibi-Témiscamingue n’obtient pas son ministre, mais un adjoint parlementaire

QUÉBEC — L’Abitibi-Témiscamingue n’aura pas son ministre issu de la région, mais plutôt un adjoint parlementaire.

Les élus des municipalités de ce vaste territoire n’ont pas obtenu ce qu’ils demandaient, lors d’une rencontre avec François Legault à Québec mercredi matin. 

Cependant, le premier ministre a réhabilité son député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, qu’il avait exclu de son nouveau conseil des ministres: il devient adjoint parlementaire chargé de la région. La CAQ a confirmé cette nomination en fin de journée. Un adjoint parlementaire ne siège pas à la table du conseil. 

Les élus municipaux de l’Abitibi-Témiscamingue étaient mécontents parce que le ministre qui représente leur région au cabinet caquiste est un député de l’Outaouais, Mathieu Lacombe. 

Et pourtant, aux élections du 3 octobre, la région a choisi pour ses trois circonscriptions trois députés caquistes, donc M. Legault aurait pu puiser dans sa représentation régionale. Il avait d’ailleurs élevé M. Dufour, au rang de ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, dans le mandat précédent, mais pas cette fois.

«Pierre Dufour a fait de très bonnes choses», a assuré… Pierre Dufour lui-même à la sortie de la rencontre. Il a dit que ses deux autres collègues caquistes et lui allaient faire leur travail. 

«Comme députés, on veut faire aboutir nos projets qui ont été laissés pour compte.»

«Pour nous, c’est une perte, c’est quelque chose qu’on ne tolère pas, qu’on n’accepte pas», a déclaré le maire d’Amos, Sébastien D’Astous, à la sortie de la rencontre en fin de matinée. 

Il a rappelé que la population avait pu compter auparavant, depuis des années, sur un ministre issu de la région pour la représenter au conseil des ministres.

«Si la prémisse, c’était d’obtenir un ministre régional, je peux vous annoncer qu’on n’en aura pas, en tout cas, pas à court terme.»

Il a dit que l’entretien était «intéressant» et que les élus sont «relativement satisfaits», pour reprendre ses mots. 

«Ce qui va être proposé va remplir un manque», a-t-il laissé entendre, concernant la nomination de l’adjoint parlementaire. 

«Nos préoccupations sont entendues», a dit, à ses côtés, la préfète de la MRC de Témiscamingue, Claire Bolduc. Parmi les enjeux majeurs figurent notamment la pénurie de main-d’oeuvre, l’accès aux services de santé, ainsi que la réduction des émissions d’arsenic à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda.

«L’important, c’est qu’on puisse se faire entendre et qu’il y a des canaux de communication, a poursuivi M. D’Astous. Maintenant, la satisfaction sera en fonction des dossiers qu’on va mener et qui seront des succès. Ce sera un indicateur de performance.»

«On jugera de la situation au résultat qu’on va produire, a pour sa part commenté le ministre régional Mathieu Lacombe, en mêlée de presse. Si les résultats sont positifs, les citoyens seront gagnants.»

Dans le précédent gouvernement Legault, l’Abitibi-Témiscamingue était représentée au cabinet par M. Dufour, qui était ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs. Mais le chef caquiste ne l’a pas reconduit dans ses fonctions. 

«C’est le choix du premier ministre, a justifié M. Dufour, en mêlée de presse à la sortie de la rencontre. Il y a des gens qui se retrouvent au conseil des ministres qui ont des particularités quant à leur formation et leur orientation et c’est ce choix que le premier ministre a fait.»

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