Les négociations dans le conflit chez GO Transit vont reprendre dès jeudi

TORONTO — Le syndicat représentant les travailleurs en grève de GO Transit a fait savoir que les négociations vont reprendre dès jeudi, soit un jour plus tôt que prévu. Un revirement de situation alors que le syndicat accusait plus tôt l’employeur de «tactiques dilatoires».

La grève a commencé lundi et a interrompu le service d’autobus régional dans la région élargie du Golden Horseshoe, causant des maux de tête à des milliers d’utilisateurs du transport en commun.

Le Syndicat Uni du Transport (SUT) a déclaré que Metrolinx, qui exploite GO Transit, avait proposé aux deux parties de se rencontrer vendredi pour négocier le contrat de travail des 2200 travailleurs en grève, dont des chauffeurs d’autobus, des préposés aux gares et des contrôleurs.

Mais le président de SUT Canada avait répliqué que le syndicat était prêt à se réunir à tout moment et a appelé Metrolinx à reprendre les pourparlers plus tôt. L’employeur a ainsi accepté de devancer la reprise d’une journée.

«J’espère qu’ils ont entendu nos demandes et qu’ils ont fait les ajustements nécessaires afin de présenter un contrat de travail qui apaisera tout le monde», a commenté le président de l’unité syndicale 1587, Rob Cormier.

Cette nouvelle rencontre serait la 21e séance de négociations depuis le début des pourparlers qui ont débuté en avril dernier en vue d’en venir à une nouvelle convention collective. Le syndicat a annoncé que la grève allait se poursuivre jusqu’à ce qu’on en vienne à une entente de principe.

«Les deux derniers jours devraient servir d’indicateur pour démontrer à quel point ces travailleurs sont déterminés à obtenir la convention qu’ils méritent», a déclaré M. Cormier.

Le mois dernier, le syndicat avait repoussé le déclenchement de la grève initialement prévue pour le 31 octobre afin que ses membres puissent se prononcer sur une offre déposée par Metrolinx. La proposition a été rejetée à 81 %, ce qui a eu pour effet de donner le coup d’envoi à la grève lundi dernier.

Le syndicat a accusé Metrolinx de ne pas avoir déposé d’offre écrite abordant des enjeux clés, dont des engagements pour empêcher la sous-traitance de travailleurs à des entreprises extérieures et pour embaucher plus d’employés à temps plein.

Metrolinx, une agence gouvernementale provinciale, a indiqué qu’elle n’avait pas eu suffisamment de temps pour préparer une réponse aux nouvelles questions soulevées par le syndicat avant le début de la grève.

L’agence a déclaré mardi qu’elle était heureuse que le syndicat reprenne les négociations, ajoutant qu’elle garde espoir qu’un accord puisse être conclu.

Le syndicat a d’ailleurs interpellé mercredi la ministre des Transports, Caroline Mulroney, pour qu’elle intervienne.

Lors d’une conférence de presse sur un autre sujet, Mme Mulroney a dit que le gouvernement «soutenait Metrolinx alors qu’il continue de travailler pour obtenir un bon accord avec le SUT».

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