Les employés de la SQDC en grève samedi pour revendiquer de meilleurs salaires

MONTRÉAL — Les employés de la Société québécoise du cannabis affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (SQDC-CSN) ont déclaré une journée de grève samedi dans 13 succursales.

«Présentement, seule la succursale de Sainte-Foy est fermée en raison de la grève surprise», a confirmé la SQDC par courriel, le service dans les autres succursales étant «assuré par les gestionnaires».

La journée de grève est la troisième tirée d’une banque de cinq jours votée le 5 juin dernier par les syndiqués. Elle a été déclenchée durant la fin de semaine du grand prix de la Formule 1, où les magasins sont habituellement fort achalandés.

«On a une offre salariale ridicule sur la table, même insultante, donc nous évidemment on demande la parité avec la SAQ (Société des alcools du Québec)», a fait valoir le président du syndicat, Maxime Nadeau, en entrevue téléphonique.

Il a expliqué que «Notre taux horaire à l’entrée est de 17,12 $ l’heure et il nous faut environ huit ans avant d’atteindre le 12e échelon, qui est fixé à 21,23 $ l’heure. Voilà pourquoi nous revendiquons toujours la parité avec celles et ceux qui effectuent sensiblement le même travail que nous», soit les employés de la Société des alcools du Québec, a-t-il expliqué dans un communiqué de presse.

En comparaison, le salaire à l’embauche à la SAQ est de 22,59 $, selon la convention collective de 2021.

Bien que le taux horaire reste la pierre d’achoppement des négociations, des questions «par rapport aux horaires, par rapport aux chefs d’équipe» restent aussi en suspens, selon M. Nadeau.

«En général, l’embauche va plutôt bien, mais la SQDC ne garde pas son monde, a-t-il dit. Un coup qu’ils sont rentrés, rapidement ils déchantent en voyant les conditions de travail.»

Il a appelé la SQDC et le Conseil du Trésor à accéder aux demandes syndicales, alors que les négociations devraient reprendre mardi, mercredi et jeudi. Sinon, « il nous reste pas mal de surprises à venir, s’il faut qu’on aille jusque là, nous avons encore bien des idées pour perturber les activités de la SQDC s’il le faut, mais on espère ne pas en arriver là».

Il a cité les mots du premier ministre François Legault, qui avait prédit le 12 juin dernier qu’avec la pénurie de main-d’œuvre, «les entreprises qui ne sont pas capables de payer des salaires plus élevés que 15 $ ou 20 $ (l’heure) vont avoir de la misère».

De son côté, l’employeur «reconnaît pleinement aux employés le droit d’exercer des moyens de pression dans le cadre des négociations en cours. La Société demeure disponible pour poursuivre la négociation et notre souhait est d’en arriver à une entente négociée à la satisfaction des parties concernées.»

La SQDC-CSN représente environ 200 employés répartis sur 16 succursales.

Les syndiqués membres du SCFP, affilié à la FTQ, sont déjà en grève. Ils avaient d’abord débrayé durant quelques heures, en avril, avant de déclencher une grève illimitée le 20 mai. Le SCFP représente 300 syndiqués dans 26 succursales. Toutefois, 22 de ces 26 sont touchées par son débrayage. Dans celles-ci aussi, les gestionnaires assurent la continuité des services, bien qu’avec des heures d’ouverture réduites.

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